Aujourd’hui, 2 avril, le Sénat polonais a suivi la Chambre basse du Parlement en approuvant le projet de loi pour la ratification du traité de Lisbonne, mettant fin à des semaines de conflits entre le Premier ministre Donald Tusk et l’opposition nationaliste menée par les jumeaux Kaczynski.
Le texte sur la ratification a été approuvé par une écrasante majorité dans les deux chambres : 74 sénateurs sur 97 et 384 députés sur 452.
Le document sera maintenant envoyé au président, Lech Kaczynski, qui a déclaré qu’il ratifierait la loi avec un grand plaisir.
La Pologne deviendra alors le septième pays de l’UE à ratifier le traité après la Hongrie, la Slovénie, Malte, la Roumanie, la France et la Bulgarie.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a salué la décision, affirmant que ce vote symbolise la confiance de la Pologne dans le projet européen commun et montre qu’elle souhaite jouer un rôle actif dans la construction d’une Europe forte, démocratique et efficace.
Il semblait peu probable de réunir une majorité parlementaire en faveur du traité de Lisbonne après que Jaroslaw Kaczynski, le frère jumeau du président à la tête du parti de l’opposition Droit et Justice (PiS), a insisté pour ajouter un préambule au projet de loi de la ratification qui garantirait la souveraineté de la Pologne au sein de l’UE concernant les décisions importantes.
Dans le cadre d’un accord annoncé dimanche dernier (30 mars), la loi a été votée avec une résolution contenant des références à la souveraineté de la Pologne. L’accord comprenait également la promesse de M. Tusk de commencer à travailler sur une nouvelle séparation des pouvoirs entre le président, le gouvernement et le Parlement.
Face à l’éventuel retrait du soutien de l’opposition, M. Tusk avait signalé son intention d’organiser un referendum sur la ratification du traité.
L’Irlande reste donc jusqu’à présent le seul pays à soumettre le traité à un referendum, prévu début juin. Cependant, le résultat reste incertain suite à un récent sondage montrant que moins de la moitié des citoyens irlandais pourrait soutenir le texte (EURACTIV 3/03/08).

