Dans la mesure où le Premier ministre portugais, José Sócrates, a changé de position sur la ratification du traité de Lisbonne, il est très probable que l’Irlande soit le seul pays à tenir un référendum sur la question.
En écartant la possibilité de consulter directement les citoyens sur la ratification du nouveau traité européen, le 9 janvier 2008, le Premier ministre portugais a déclaré aux membres du parlement national qu’un référendum au Portugal mettrait en péril, sans raison, la pleine légitimité de la ratification par les parlements nationaux qui a lieu dans tous les autres pays européens.
D’après la presse, M. Sócrates a abandonné sa promesse électorale, faite en 2005, de tenir un référendum sur la constitution européenne suite à la pression du président français Nicolas Sarkozy et du Premier ministre britannique Gordon Brown. D’après le rapport, la chancelière allemande Angela Merkel a également été consultée sur le sujet.
M. Sócrates a affirmé que sa promesse électorale n’était plus pertinente, dans la mesure où le contexte a changé et où le nouveau traité ne fait qu’amender les traités précédents.
Ce changement de position du Portugal implique que l’Irlande, tenue par sa constitution d’organiser un référendum sur la question, pourrait être le seul pays à consulter ses citoyens et décider ainsi du destin du traité de Lisbonne.
Gordon Brown est également soumis à la pression de l’opposition conservatrice pour organiser un référendum au Royaume-Uni. Les Conservateurs affirment en effet que le nouveau document est presque identique à la défunte constitution.
Le traité de Lisbonne a été signé par les dirigeants européens le 13 décembre 2007. Il permet une réforme institutionnelle suite au rejet du projet de constitution par référendum en France et aux Pays-Bas en 2005. Le nouveau traité rationalise le processus de prise de décisions, réforme les institutions et crée les nouvelles fonctions de président permanent de l’UE et de représentant pour les affaires étrangères.
Le traité ne peut entrer en vigueur que si l’ensemble des 27 Etats membres le ratifie. La Hongrie a été le premier pays à procéder à la ratification du traité, le 17 décembre 2007.

