Le Portugal veut plus d’immigrants pour compenser une natalité faible

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LISBONNE

Nécessité d’attirer les migrants. Trop de retraités, pas assez d’enfants : le nombre de ressortissants étrangers vivant au Portugal l’année dernière a dépassé la barre des 500 000 pour la première fois dans l’histoire du pays. Mais cela ne suffit à combler le déficit de population. Le pays reste l’un des dix États membres de l’UE qui compte moins de 5 % de résidents étrangers. Mais surtout, il a vu sa population globale diminuer depuis 2010. Pour remédier à cette situation, le gouvernement socialiste veut attirer davantage de migrants pour compenser le taux de natalité relativement faible et le vieillissement de la population du pays. (Célia Paulo, Lusa)

BERLIN

La croissance perdure, mais elle est lente. L’économie allemande a progressé de 0,6 % en 2019, le taux le plus faible depuis six ans, a indiqué l’Office fédéral des statistiques du pays le 15 janvier. Ces chiffres sont en partie dus à une baisse des exportations allemandes qui ont été victimes de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. C’est l’industrie automobile qui souffre le plus en raison de la baisse de la demande et de l’engouement toujours plus marqué pour les véhicules électriques. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

VIENNE

Les conservateurs ont violé les lois sur le financement des campagnes électorales. La victoire du parti ÖVP du chancelier Sebastian Kurz aux élections de 2017 coûtera 800 000 euros d’amende à la formation. Les lois autrichiennes sur le financement des campagnes électorales interdisent aux partis de dépenser plus de 7 millions d’euros dans les 82 jours suivant le jour des élections, et il a été constaté que les conservateurs avaient dépassé la limite de 5,96 millions d’euros, contre 4,3 millions d’euros en 2013, pour lesquels ils ont été condamnés à une amende de 300 000 euros. Le parti devra également payer 80.000 € supplémentaires pour d’autres violations de la réglementation sur les dons. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

BRUXELLES

Identités mieux protégées. La nouvelle eID belge, lancée cette semaine à Lokeren, sera la première au monde à disposer d’un type de protection avancé contre l’usurpation d’identité. Elle sera équipée des empreintes digitales du titulaire du document et d’une photo perforée, qui sera plus difficile à reproduire. Selon le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, tout le monde devrait disposer du nouveau document dans les quatre prochaines années. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

LONDRES

Version britannique de la CAP. La loi qui façonnera l’agriculture britannique après le Brexit sera présentée à la Chambre des communes ce jeudi 16 janvier. Le projet de loi prévoit de continuer à verser des subventions agricoles au même rythme que l’actuelle politique agricole commune de l’UE pendant au moins sept ans, mais elle rémunérera plutôt les agriculteurs selon des « objectifs » convenus avec les autorités réglementaires, ayant notamment trait aux « biens collectifs », comme l’eau propre, l’air pur, les sols sains et l’habitat pour la faune.

Il manque cependant au projet de loi une clause interdisant la conclusion d’accords commerciaux qui pourraient conduire à l’importation de denrées alimentaires produites selon des normes inférieures à celles auxquelles les agriculteurs britanniques doivent se conformer. Une source de préoccupation pour les agriculteurs, qui craignent qu’un accord commercial entre le Royaume-Uni et les États-Unis puisse conduire à un afflux de denrées alimentaires américaines. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

MADRID

Renégociation de l’ajustement budgétaire ? Le Premier ministre Pedro Sánchez souhaite assouplir l’ajustement budgétaire convenu avec l’UE avant de présenter une nouvelle proposition de budget. (Jorge Valero, Euractiv.com)

ATHÈNES

Nomination de la première présidente grecque. Le 15 janvier, dans une déclaration très attendue, le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, a nommé la juge Ekaterini Sakellaropoulou au poste de présidente de la République hellénique. Elle est la première femme à occuper cette fonction. (Théodore Karaoulanis, Euractiv Grèce et Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com )

ROME

« Fake news » sur l’étiquetage des aliments. Un groupe de députés européens s’est élevé contre une campagne de « fake news » menée en Italie par des politiciens et d’autres intervenants au sujet de l’étiquette nutritionnelle de Nutriscore. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

BRATISLAVA

Nouveau refus de ratifier la Convention d’Istanbul. Le gouvernement a adopté une résolution demandant à la présidente Zuzana Čaputová d’informer le Conseil de l’Europe que la Slovaquie ne procéderait pas à la ratification de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Le même message devra être transmis par les ministres aux institutions de l’UE. Cette démarche fait suite à l’une des résolutions précédentes du Parlement slovaque. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

Débat sur les conflit d’intérêts du Premier ministre tchèque. Les députés européens ont débattu mercredi de la réouverture du dossier contre le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš (ANO), pour son abus potentiel des subventions de l’UE. Alors que les eurodéputés tchèques du parti de M. Babiš l’ont défendu en soutenant que le débat ne devrait avoir lieu qu’au niveau national et que seules les autorités tchèques devraient se prononcer, d’autres ont exprimé leur désaccord, affirmant que l’argent des contribuables européens était en jeu. Certains députés ont mentionné la nécessité d’instaurer un meilleur mécanisme pour contrôler la distribution des fonds de l’UE. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)

BUDAPEST

Les prises de bec Fidesz-EPP continuent. « Nous n’avons pas besoin d’une leçon de Manfred Weber sur la démocratie. En Hongrie, on ne fait pas la leçon à quelqu’un qui a une opinion. C’est devenu une pratique au sein du PPE », a écrit la ministre de la Famille, Katalin Novák, dans un post sur les réseaux sociaux en réponse à l’interview du leader du PPE à Euronews mardi 14 janvier.

La semaine dernière, le leader de droite hongrois, Viktor Orbán, avait appelé à un renouvellement du PPE, sinon il claquerait la porte. « Nous sommes intéressés par le futur PPE » mais nous quitterons la famille politique si elle « est incapable de changer », avait-il déclaré aux journalistes. L’heure du divorce a peut-être sonné. (Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

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