Le poste de commissaire à l’énergie très convoité

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Comme indiqué par Euractiv Pologne, Varsovie pourrait être intéressée par un poste lié aux questions de l’énergie. Le vice-premier ministre polonais Jacek Sasin a confirmé les aspirations du gouvernement pour ce poste dans un entretien avec TVN24.

Début juin, WysokieNapiecie.pl, un site web qui couvre les questions énergétiques, a révélé que Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence et Spitzenkandidat des libéraux, a offert au gouvernement polonais le poste de commissaire à l’énergie en échange d’un soutien dans sa lutte pour le poste de haut fonctionnaire européen. La seule condition était de trouver une femme.

Le nom de Jadwiga Emilewicz, la ministre de l’Entrepreneuriat et de la Technologie, contre l’exploitation du charbon, a fait surface à plusieurs reprises.

Margrethe Vestager n’est plus dans la course, mais les choses n’ont pas changé : les fonctionnaires du gouvernement polonais vantent les mérites de Jadwiga Emilewicz et demandent le portefeuille de l’énergie. Margrethe Vestager restant à la Commission en tant que vice-présidente, ce qui pourrait lui donner le pouvoir d’influencer la composition du nouvel exécutif.

Dans une interview accordée à Euractiv.com en début de semaine, le ministre des Affaires étrangères Jacek Czaputowicz a déclaré que la Pologne cherchait un poste lié à l’économie. « Nous avons les compétences, nous nous développons rapidement, et nous avons l’un des plus hauts rythmes de développement économique. »

Mais l’eurodéputé polonais Zdzisław Krasnodębski a récemment avoué que le gouvernement pourrait également s’intéresser aux portefeuilles de l’agriculture, du marché commun ou du commerce.

L’ancien vice-président du Parlement européen a également révélé qu’outre Jadwiga Emilewicz, d’autres ministres ont une chance d’être nommés : Jerzy Kwieciński, ministre de l’Investissement et du Développement et Konrad Szymański, secrétaire d’État aux Affaires européennes.

Cependant, la Pologne n’est pas le seul pays intéressé par le secteur de l’énergie. Des sources ont indiqué à Euractiv Roumanie que Bucarest pourrait également être intéressé, mais le parti socialiste au pouvoir, le PSD, ne nommera un commissaire qu’une fois les portefeuilles distribués.

La Slovaquie veut aussi le portefeuille de l’énergie. Le candidat slovaque à la Commission européenne, Maroš Šefčovič, qui est maintenant vice-président de l’Union de l’énergie, aspire au portefeuille de l’industrie ou de l’énergie. Selon Euractiv Slovaquie, donner l’énergie à Maroš Šefčovič pourrait « compenser » le manque d’équilibre géographique dans la répartition des postes à responsabilité de l’UE.

Deux eurodéputés tchèques, Kateřina Konečná (GUE/NGL) et Alexandr Vondra (CRE) ont indiqué à la télévision tchèque que Prague devrait se battre pour le portefeuille énergétique. Cependant, le Premier ministre Andrej Babiš a déjà déclaré que le pays rechercherait le portefeuille du marché intérieur.

Alan Riley, attaché supérieur à l’Atlantic Council, estime que la Lituanie pourrait obtenir le portefeuille énergétique. Selon lui, à partir de janvier de l’année prochaine, l’UE pourrait être confrontée à une grave crise énergétique, car l’accord de transit du gaz entre l’Ukraine et la Russie arrive à son terme, et un commissaire d’un pays d’Europe orientale, qui connaît la région, pourrait être utile.

(Mateusz Kucharczyk, Euractiv Pologne/ Alexandra Brzozowski, Euractiv.com / Euractiv Roumanie/ Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie/ Aneta Zachová, Euractiv République tchèque/ Angele Kedaitiene)

PARIS

Le climat sur toutes les lèvres. Selon l’AFP, la France souhaite soit le portefeuille du commissaire au climat, soit un portefeuille économique-encore, puisque c’est ce que la France fait depuis 10 ans. Pierre Moscovici s’occupe des affaires économiques, fiscales et douanières depuis 2014, tandis que son prédécesseur Michel Barnier était responsable du marché intérieur de 2010 à 2014.

Pour Paris, avoir le portefeuille du commerce ou du climat reste un moyen de s’occuper de climat. Le président Emmanuel Macron insiste pour ne signer que des accords commerciaux avec les pays qui font partie de l’accord de Paris. (Euractiv France)

BERLIN

Impasse sur la proposition migratoire. La proposition de l’Allemagne en faveur d’un mécanisme de distribution contraignant pour les migrants secourus en mer faite aux États membres de l’UE, qui participent volontairement au système de quotas, n’a pas réussi à convaincre suffisamment de pays lors d’une réunion du Conseil à Helsinki. Actuellement, les migrants naufragés doivent souvent attendre plusieurs jours sur des canots de sauvetage en haute mer, avant que les pays ne décident de leur relocalisation.

« C’est une procédure indigne de l’Europe », a déclaré Horst Seehofer, ministre allemand de l’Intérieur, à Helsinki. La France, qui soutient la proposition de l’Allemagne, souhaite accueillir une nouvelle réunion à Paris lundi. Une décision finale n’est pas attendue avant septembre. Selon différentes sources, les deux pays tentent de convaincre jusqu’à 15 États membres de l’UE de participer au système de quotas.

ROME

Proche de la crise. Le chaos règne au sein du gouvernement après que les deux partis au pouvoir ont voté différemment sur l’élection d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission. Le leader de la Ligue, Matteo Salvini, a accusé le Mouvement Cinq Étoiles d’avoir trahi le peuple italien en votant en faveur d’un candidat proposé par Emmanuel Macron et Angela Merkel.(Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

BRATISLAVA

Surprise au Parlement européen pour la Slovaquie. L’eurodéputée slovaque Lucia Ďuriš Nicholsonová (Freedom and Solidarity, CRE) a été élue présidente de la Commission EMPL, commission de l’emploi et des affaires sociales au Parlement européen. « Je suis le résultat de négociations politiques, mais je veux être le début d’un dialogue constructif visant à une amélioration significative pour les citoyens », a-t-elle déclaré.

PRAGUE

Pour un groupe de Visegrad actif et pro-européen. Au cours de sa présidence au groupe de Visegrad, la République tchèque souhaite se concentrer sur le renforcement du potentiel de coalition des pays du V4 au sein de l’UE, a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères, Tomáš Petříček. Selon lui, la République tchèque, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie ne devraient pas être perçues comme des « pays de blocage ». Le gouvernement tchèque souhaite également souligner l’importance du partenariat oriental et de l’élargissement de l’UE. (Lukáš Hendrych, Euractiv République tchèque)

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