Le Premier ministre suédois démissionne pour tenter de former un nouveau gouvernement

Le Premier ministre suédois Stefan Löfven. [EPA-EFE/PONTUS LUNDAHL SWEDEN OUT]

Stefan Löfven, le Premier ministre social-démocrate suédois, a annoncé lundi 28 juin qu’il démissionnait pour tenter de former un nouveau gouvernement. Il y a une semaine, son exécutif minoritaire rouge-vert était renversé par un vote de défiance historique. Un article d’Euroefe.

« À un an élections et avec une pandémie en cours, une élection anticipée n’est pas la meilleure chose pour la Suède. J’ai demandé ma démission en tant que Premier ministre », a annoncé Stefan Löfven lors d’une conférence de presse. Il avait jusqu’au lundi 28 juin pour démissionner ou convoquer des élections.

Stefan Löfven estime que la situation est la même qu’à l’automne 2018, lorsque, après les dernières élections, aucun des deux blocs n’avait obtenu la majorité et avait fini par signer un pacte avec les centristes et les libéraux pour isoler les Démocrates de Suède (SD) d’extrême droite et continuer à gouverner en minorité, comme lors de la législature précédente.

Le leader social-démocrate n’a pas voulu spéculer sur d’éventuelles coalitions et a insisté sur le fait que c’était désormais au président du parlement, Andreas Norlén, d’initier le cycle de discussions avec les responsables politiques pour sonder leur disponibilité.

« Nous sommes dans une situation politique et parlementaire très difficile », a souligné Stefan Löfven, dont le parti constitue la première force parlementaire, avec 100 des 349 sièges de la Chambre. Il est suivi des conservateurs d’Ulf Kristersson, qui détiennent 70 sièges, et du SD, fort de 62 élus.

Une motion historique

Il y a une semaine, Stefan Löfven est devenu le premier chef de gouvernement suédois en exercice à être renversé par un vote de défiance, rendu possible par les votes du Parti de gauche, son allié extérieur, le SD, les conservateurs et les démocrates-chrétiens.

Le gouvernement suédois perd un vote de défiance

Le gouvernement minoritaire du Premier ministre Stefan Löfven, composé des sociaux-démocrates et des Verts, a perdu un vote de défiance au Parlement lundi (21 juin).

La gauche, hors du pacte gouvernemental auquel elle a donné la majorité par ses voix, avait prévenu en 2019 qu’elle lui retirerait son soutien s’il respectait deux points de l’accord avec les centristes et les libéraux : les réformes du marché du travail et du régime des loyers.

La cause de la motion a été le projet – réclamé par les centristes – de cesser de réguler les loyers des nouvelles propriétés afin qu’ils puissent être fixés selon la valeur du marché.

Pendant la semaine qui a suivi la motion, les centristes ont retiré la proposition et la gauche a proposé de soutenir un nouvel accord, mais le refus des centristes de s’entendre avec les ex-communistes ou le SD et la décision des libéraux de revenir au centre-droit ont figé la situation.

Le fond du problème est lié à l’ostracisation à laquelle le SD a été soumis par le reste des forces politiques depuis son entrée au Parlement en 2010. Cela a permis à Stefan Löfven de gouverner depuis 2014 malgré l’absence de majorité.

Depuis un an, les conservateurs et les démocrates-chrétiens ont accepté de gouverner à l’avenir avec le soutien du SD. Une option à laquelle le Parti libéral s’est également ouvert, bien qu’à eux quarte quatre, ils ne disposent pas de la majorité.

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