Le procès historique des attentats du 13 novembre s’ouvre à Paris

Un journaliste capture des images à l'intérieur de la salle d'audience temporaire préparée pour le procès sur les attaques terroristes de 2015 au palais de justice de Paris, en France, le 02 septembre 2021. [YOAN VALAT]

Près de six ans après les attaques terroristes du Bataclan, du Stade de France et des terrasses parisiennes, qui ont coûté la vie à 130 personnes et fait des centaines de blessés, la justice commence à se pencher mercredi 8 septembre sur le sort des 20 accusés, dont Salah Abdeslam, seul survivant des commandos.

C’est un procès hors norme qui doit avoir lieu dans le palais de justice historique de Paris, situé sur l’île de la Cité : plus de 1 700 parties civiles, environ 300 avocats, des centaines de journalistes sont attendus (une nouvelle salle d’audience, la plus grande jamais édifiée en France, a même été construite pour cette occasion).

Sur les 20 accusés, onze d’entre eux ont été incarcérés et comparaîtront détenus, trois autres accusés ont été incarcérés puis ont bénéficié d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire — ils devraient comparaître libre à l’audience.

Les 6 derniers accusés ne devraient pas être présents au procès : il s’agit de complices présumés des attaques qui échappent encore aux forces de l’ordre mais font l’objet de mandats d’arrêt (certains sont très probablement morts en Irak ou en Syrie).

Tous les regards devraient néanmoins être tournés vers une personne : Salah Abdeslam, seul survivant parmi les assaillants.

D’abord incarcéré en Belgique, après son arrestation en mars 2016, il a été remis à la France en 2018 et transféré dans la prison de Fleury-Mérogis. Il comparaîtra pour meurtres en bande organisée, en relation avec une entreprise terroriste et risque la réclusion criminelle à perpétuité.

Le procès est prévu pour durer au minimum 9 mois.

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