Les débuts compliqués de Christophe Castaner à la tête de LREM

Christophe Castaner passe des débuts mouvementés à la tête de LREM. [Gérard Bottino/Shutterstock]

Christophe Castaner connaît quelques difficultés à diriger le parti présidentiel depuis qu’il a été élu délégué général le 18 novembre. En cause, un mouvement pas encore bien organisé, le faible ancrage local du parti présidentiel et des divergences internes. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le premier trimestre de Christophe Castaner ne se passe pas comme il l’aurait souhaité. Si le patron de La République en Marche est adoubé par son « professeur » Emmanuel Macron et les cadres du parti, il peine à mettre la machine macroniste sur les rails des échéances électorales à venir, comme les Européennes en 2019.

L’ancien socialiste doit structurer un mouvement qui a grandi à vitesse grand V. Lancé il y a moins de deux ans, LREM compte aujourd’hui 400 000 adhérents revendiqués, bien que ce chiffre soit à relativiser compte tenu du mode d’adhésion. Revers des victoires à la présidentielle puis aux législatives, le rythme des réformes imposé par l’exécutif oblige le parti à une adaptation permanente. Christophe Castaner en a conscience. « C’est vrai, les choses ne sont pas simples, mais j’assume de prendre mon temps, d’observer, de discuter », confie l’intéressé dans les colonnes du Figaro.

Mais le compte à rebours est enclenché. Dans un an auront lieux les élections européennes, premier vrai test pour le gouvernement depuis le succès aux législatives et le parti de Castaner a déjà du retard. La « grande marche européenne » programmée en janvier pour lancer la campagne devrait finalement se dérouler, au mieux, au printemps.

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Faible implantation locale

Autre chantier sur lequel Castaner veut accélérer, les alliances internationales. LREM veut notamment se lier d’amitié avec d’autres formations politiques de l’Union européenne. Une petite équipe de députés macronistes a d’ailleurs été mandatée en fin d’année dernière pour nouer des « amitiés » en Europe.

En attendant que ses projets se concrétisent, l’ancien maire de Forcalquier est la cible de critiques de son camp depuis son élection. « Il fait toujours l’unanimité, mais nous sommes en retard par rapport aux autres formations politiques. Il a l’air un peu perdu », indique au Figaro un député LREM d’Île-de-France.

Majoritaire à l’Assemblée, La République en Marche a pourtant une carence structurelle de taille : son ancrage territorial. Bon nombre de députés élus en juin sont méconnus dans leur territoire. Aussi, les mairies sont encore majoritairement acquises aux « partis traditionnels » malgré le ralliement d’élus locaux au parti présidentiel.

Des tensions en interne

Choisi par le chef de l’État avant même son élection, Christophe Castaner doit composer avec quelques réfractaires. Il se murmure qu’au siège du parti – où siègent les permanents – les relations avec certaines personnalités qui avaient été installées par Benjamin Griveaux, l’actuel porte-parole du gouvernement ne sont pas toujours au beau fixe.

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