Les dirigeants des groupes politiques présentent leurs plans pour 2008 [FR]

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Le nouveau traité de Lisbonne ayant été signé par les chefs d’Etat et de gouvernement en décembre, sa ratification rapide fait sûrement partie des principales priorités. Les dirigeants des plus grands groupes politiques au Parlement ont présenté les questions prioritaires dans leur agenda pour 2008.

S’exprimant lors d’une conférence organisée par le European Policy Centre le 8 décembre 2007, les dirigeants des groupes politiques ne sont pas parvenus à un accord sur les autres sujets prioritaires. 

Joseph Daul, président du groupe PPE-DE (centre droit), a recommandé que l’UE soit humble et discrète en 2008, afin de ne pas mettre en danger la ratification du traité de Lisbonne. Son homologue socialiste, Martin Schulz, a mis en garde contre trop d’optimisme, conseillant d’être très prudent, tandis que le dirigeant du groupe libéral Graham Watson était confiant quant à la ratification du nouveau traité par les 27 Etats membres. 

D’après M. Daul, les négociations sur les réformes institutionnelles étant achevées, l’UE doit désormais se concentrer sur son rôle sur la scène internationale. L’Europe doit jouer son rôle de gardien des normes relatives à la protection des consommateurs et à l’environnement, a-t-il souligné. Il a également ajouté que l’UE devait insister sur ces normes vis-à-vis de ses partenaires commerciaux et a appelé à une discussion sans tabou avec les Etats-Unis. 

Parmi les questions prioritaires dans l’agenda politique du groupe PPE-DE pour 2008, M. Daul a cité la lutte contre les réseaux criminels et terroristes, la création d’une politique européenne de l’énergie et la défense de la politique agricole commune. 

Sans surprise, les socialistes ont mis en avant leurs préoccupations sur la politique sociale. Martin Schulz, président du PSE, a déclaré que l’Europe n’était pas sociale, avec ou sans le traité modificatif. Il a appelé à une approche économique plus équilibrée.

Pour le groupe socialiste, les principales questions en 2008 sont la garantie d’une Europe plus sociale et d’une véritable politique étrangère commune, notamment sur à la question du Kosovo, ainsi que la prochaine présidence française de l’UE au second semestre de l’année. 

Graham Watson, dirigeant du groupe ALDE, espère moins de réflexion et plus d’action en 2008. Il a souligné que l’UE devait se réorganiser, avant l’entrée en vigueur des dispositions du nouveau traité en 2009. Il a particulièrement appelé le Parlement à se préparer à gérer ses pouvoirs accrus dans le processus de prise de décisions. 

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