Les États-Unis, possible médiateur des conflits maritimes en Méditerranée ?

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Les États-Unis pourraient être considérés comme un médiateur « neutre » dans les litiges maritimes en cours en Méditerranée orientale, estime Niklas Novaky, analyste au sein du think-tank Martens Centre du Parti populaire européen (PPE).

« Les États-Unis ont un passé de médiation dans les conflits maritimes et territoriaux impliquant la Grèce et la Turquie, comme lorsque les diplomates américains et feu Richard Holbrook en particulier ont désamorcé la crise d’Imia/Kardak en 1996. Les États-Unis devraient renouer avec ce rôle et contribuer à la médiation sur les différends territoriaux actuels en Méditerranée orientale concernant la délimitation des zones économiques exclusives des différents pays riverains », a-t-il déclaré.

« Étant donné que les États-Unis ne sont pas eux-mêmes un État riverain de la Méditerranée ou de l’UE, ils pourraient être considérés comme un médiateur plus neutre que l’Union européenne par exemple », a ajouté Niklas Novaky.

Le journal grec Kathimerini rapporte qu’à la suite de la visite du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, aux États-Unis, Washington prévoit de prendre des initiatives pour désamorcer les tensions dans la région. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

ROME

Échec de la médiation pour résoudre la crise libyenne. Après que l’Italie a appelé les États à se réunir autour d’une table pour régler la crise libyenne, le chef du gouvernement d’entente nationale libyen (GNA) soutenu par l’ONU, Faiez el-Serraj, a annulé sa visite à Rome à la dernière minute après avoir appris que le général Khalifa Haftar s’entretenait avec le président du Conseil italien, Giuseppe Conte.

Au Caire, le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, a également refusé de signer un document commun entre l’Egypte, la France, Chypre et la Grèce, le qualifiant de « trop dur » à l’égard de la Turquie et du GNA. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

BERLIN

Angela Merkel dit « Nein » à un remaniement ministériel. La chancelière Angela Merkel a accueilli par un refus la suggestion de « rajeunir et renouveler » le gouvernement, faite lundi 6 janvier par le chef de l’Union chrétienne-sociale (CSU) et ministre-président de Bavière, Markus Söder. (Sarah Lawton Euractiv Allemagne)

VIENNE

Le FPÖ pourrait-il faire son retour en changeant son image ? Après une série de scandales de corruption depuis mai 2018, qui ont abouti à l’effondrement de la coalition ÖVP-FPÖ dirigée par le chancelier Sebastian Kurz à nouveau en poste, le parti populiste de droite a tenu une réunion pour lancer le processus de changement de marque du parti, mercredi 8 janvier.

Mais il n’est pas certains que la formation, minée par les scandales, pourrait encore devenir un « parti conservateur moderne de droite », comme l’a annoncé son chef, Norbert Hofer. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

PARIS

L’addiction de la France aux pesticides. Mercredi 8 janvier, le gouvernement français a publié des chiffres officiels confirmant que l’utilisation des pesticides a connu une augmentation spectaculaire de 24% entre 2017 et 2018. Ceci est un choc étant donné les efforts du gouvernement pour réduire la pulvérisation de désherbants par le biais de son plan Ecophyto, qui vise une réduction de 25 % d’ici à 2020, ainsi qu’une réduction de 50 % d’ici à 2025. (Euractiv France)

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MADRID

Une « bromance » espagnole. En septembre dernier, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, avait déclaré qu’il ne pourrait pas « dormir tranquille » s’il devait former un gouvernement avec le leader de Podemos, Pablo Iglesias. Or, le Premier ministre socialiste et le leader de gauche ont non seulement formé cette semaine le premier gouvernement de coalition depuis la IIe République dans les années 30, mais ils ont également scellé des liens solides pour assurer la coordination au sein du gouvernement et entre leurs groupes parlementaires, selon un document signé mercredi. (Jorge Valero, Euractiv.com)

LONDRES

Les droits des enfants réfugiés supprimés du projet de loi sur le Brexit. Mercredi 8 janvier, les législateurs britanniques ont rejeté les propositions visant à maintenir la protection des enfants réfugiés dans la nouvelle version du projet de loi sur l’accord de retrait de l’UE.

La disposition visant à garantir le droit des enfants réfugiés non accompagnés à être réunis avec les membres de leur famille vivant au Royaume-Uni avait été incluse dans le projet de loi sur le Brexit négocié par Theresa May, mais a été retirée par son successeur, Boris Johnson, suite à sa victoire décisive aux élections législatives de décembre. Le projet de loi sera officiellement adopté par la Chambre des Communes ce jeudi 9 janvier et envoyé à la Chambre des Lords le lendemain. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

BRUXELLES

Décision sur les retours de Syrie. La Belgique ne fera pas appel d’une décision de la justice nationale sur la possibilité pour les enfants de plusieurs combattants belges de l’État islamique de revenir de Syrie, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Philippe Goffin (MR) à la commission des Affaires étrangères du parlement. Les enfants sont actuellement hébergés dans le camp de réfugiés d’Al-Hol, avec leurs mères qui, selon le juge, n’ont pas droit à une assistance consulaire ou à des documents.

Comme la Belgique refuse de récupérer les combattants adultes de l’État islamique, le plus grand obstacle sera d’obtenir le consentement des parents pour laisser les enfants partir sans eux. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VARSOVIE / BUDAPEST

Le système judiciaire sous la loupe. Le président du Sénat polonais, Tomasz Grodzki, a rencontré la vice-présidente de la Commission européenne chargée des valeurs et de la transparence, Věra Jourová, ainsi que le commissaire européen à la justice, Didier Reynders. Le trio a parlé des réformes judiciaires du gouvernement polonais et s’est concentré sur le projet de loi de la Pologne, qui est actuellement examiné par la Commission pour avoir supposément porté atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire.

En réponse à la visite du sénateur à Bruxelles, le parti conservateur au pouvoir, Droit et Justice (PiS), a critiqué Tomasz Grodzki, qui a fait l’objet d’une campagne de diffamation de la part de la télévision contrôlée par l’État. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne, Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

BELGRADE

TurkStream rentable dans 10 à 12 ans. Le président serbe, Aleksandar Vučić, a déclaré que la Serbie pouvait s’attendre à un retour sur son investissement dans le TurkStream dans 10 à 12 ans. Après l’ouverture du gazoduc de gaz naturel à Istanbul, Aleksandar Vučić a déclaré que le projet donnerait une impulsion considérable à l’industrie et à l’économie serbe, de même qu’il favoriserait la sécurité énergétique et l’accès à un carburant moins cher. (Euractiv Serbie)

SOFIA

Du gaz russe et américain. Bien que le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, continue de nier que les États-Unis fassent pression sur lui pour mettre fin au projet « Balkan Stream », qui prévoit de transporter du gaz russe vers l’Europe dans une extension du gazoduc Turkish Stream, il a annoncé que son pays avait l’intention d’acheter du gaz naturel liquéfié (GNL) à des sociétés américaines, ainsi que sa participation à hauteur de 20% dans le terminal GNL grec d’Alexandroupolis. (Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

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