Les maires espagnols s’allient à l’extrême droite

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MADRID

Les maires espagnoles pactisent avec l’extrême droite espagnole. Un certain nombre d’accords entre partis ont contribué samedi à la formation de plus de 8 000 conseils municipaux en Espagne. Dans de nombreux cas, les maires ont été élus grâce à des pactes avec l’extrême droite Vox, un parti qui est brusquement devenu un acteur clé dans le paysage politique espagnol, selon Euroefe.

Ce fut le cas à Madrid, où le Parti Populaire (PP) conservateur a reconquis la mairie après quatre ans de pouvoir de gauche, grâce à un pacte entre les libéraux de Ciudadanos et le soutien de Vox.

José Luis Martinez-Almeida, le principal candidat du PP aux élections municipales (et européennes) de mai, est depuis samedi dernier le nouveau maire de la capitale espagnole, grâce à un pacte complexe « bidirectionnel » conclu après des négociations complexes avec Ciudadanos et Vox.

Dans le même temps, la Cour suprême espagnole a refusé au dirigeant de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Oriol Junqueras, la permission de sortir de prison pour assister à une cérémonie à la Commission électorale nationale le 17 juin, où il sera investi comme membre du Parlement européen, a rapporté El Pais.

LONDRES

Johnson grand absent. Lors du premier d’une série de débats télévisés, cinq des six candidats au poste de Premier ministre britannique se sont affrontés dimanche soir.

Le favori, Boris Johnson, a décidé d’esquiver le débat, ce qui a provoqué la colère des autres candidats, dont le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Faisant référence aux négociations du Royaume-Uni avec l’UE, ce dernier a déclaré : « Si son équipe ne lui permet pas de débattre avec cinq collègues sympathiques, comment va-t-il s’en sortir avec 27 pays de l’UE ? » (Samuel Stolton, Euractiv.com)

BRUXELLES

« C’est non ! » Lors des pourparlers de formation du gouvernement belge, Elio Di Rupo, chef du Parti socialiste francophone (PS), a exclu toute coopération avec les nationalistes flamands. « Nous devons tout faire pour gouverner sans la N-VA mais avec les quatre autres partis en Flandre qui représentent environ 50 % de la population de la Flandre », a-t-il déclaré.

« Nous nous battrons jusqu’au bout pour une coalition sans la N-VA », a-t-il ajouté. Elio Di Rupo a également suggéré une solution de transition controversée pour étendre le gouvernement minoritaire fédéral sortant aux socialistes et aux verts pour un gouvernement d’urgence d’un an afin d’éviter une longue crise politique. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

BERLIN

Neutralité climatique. L’Allemagne soutient désormais officiellement l’objectif de neutralité climatique de l’UE d’ici à 2050, selon des fuites de documents officiels. Maintenant qu’au moins 18 États membres soutiennent la neutralité carbone, les chances que le Conseil soutienne l’objectif climatique dans le courant de la semaine augmentent. Cela donnerait à l’UE un leadership en matière de climat en vue d’un sommet crucial de l’ONU à New York en septembre.

ROME

Gangster de l’UE. Alberto Bagnai, président de la commission des finances du Sénat italien, a déclaré dans une interview télévisée que l’UE cherchait à provoquer un « incident » avec l’Italie et a adopté une attitude « digne d’une mafia » envers Rome en faisant du chantage.

Alberto Bagnai est un eurosceptique de la Lega italienne et les rumeurs laissent entendre qu’il pourrait être le prochain ministre des Affaires européennes, un poste actuellement vacant, ou même remplacer le ministre de l’Économie Giovanni Tria en cas de remaniement ministériel. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com))

ATHÈNES / NICOSIE

Les tensions s’exacerbent avec Ankara. La Grèce et Chypre ont décidé de demander jeudi au Conseil d’imposer des sanctions à la Turquie si elle poursuit ses activités de forage dans la zone économique exclusive chypriote.

À la suite d’une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité nationale, à laquelle le président chypriote Nikos Anastasiadis a participé par téléphone, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré que quiconque viole les droits souverains de la Grèce et de Chypre, ainsi que le droit international dans la région « doit savoir qu’il y aura des sanctions ». L’UE, en particulier la France, et les États-Unis, ont fermement mis en garde Ankara contre de telles activités dans la région. (Agence de presse Athènes-Macédoine)

VARSOVIE

Candidats à la présidence. Bien que les élections présidentielles doivent avoir lieu en 2020, les noms potentiels des candidats de l’opposition commencent déjà à se faire connaître. Donald Tusk devrait se présenter contre Andrzej Duda, le président sortant de droite, mais les sondages d’opinion ne lui donnent pas d’indication claire sur le fait qu’il pourrait gagner. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Serment. La première femme présidente de Slovaquie, Zuzana Čaputová, a officiellement pris ses fonctions samedi. « Je suis venue pour servir, pas pour gouverner », a déclaré l’avocate de 45 ans dans son discours d’investiture. Elle a également adopté un discours pro-européen, affirmant que rien de mieux ne pouvait arriver à la Slovaquie que d’appartenir à une communauté qui lie la prospérité économique à la solidarité sociale et aux principes du droit international. Elle a également souligné le rôle de l’UE dans la lutte contre la crise climatique.

ZAGREB

Spéculations présidentielles. Le débat sur le successeur de la présidente croate, Kolinda Grabar Kitarović, s’est déjà intensifié. Selon une enquête, l’ancien Premier ministre, Zoran Milanović, sera le candidat du parti social-démocrate (S&D), avec des élections prévues en janvier 2020. La Croatie prendra alors la présidence du Conseil de l’UE.

Kolinda Grabar-Kitarović n’a pas encore clarifié sa candidature à sa propre succession pour le parti HDZ (PPE) : « Nous parlons trop d’élections et de campagnes électorales en Croatie ».

Selon les derniers sondages, Zoran Milanović, qui mène sa campagne « en silence » depuis des mois, et Kolinda Grabar-Kitarović, qui a le plus grand soutien des électeurs, pourraient être les deux principaux adversaires. Le SDP devrait officiellement confirmer la candidature de Milanović lundi. (Karla Junicicic, Euractiv Croatie)

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