Les nationalistes flamands sauvent le groupe CRE au Parlement européen

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BRUXELLES

La N-VA fidèle au CRE. Le parti nationaliste flamand N-VA continuera à faire partie du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE, ou ECR en anglais) au Parlement européen pendant les cinq prochaines années, a décidé la direction du parti tard mardi soir, selon un porte-parole de la N-VA.

« Le CRE est un groupe très diversifié qui garantit explicitement à ses membres la plus grande liberté possible : liberté d’humeur et de communication. Par conséquent, nous la N-VA, pouvons continuer à suivre notre propre voie et à apporter nos propres positions politiques », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Au cours de la législature précédente, la N-VA avait sept eurodéputés dans l’hémicycle, un nombre qui est tombé à trois après les élections européennes du 26 mai dernier : Geert Bourgeois, Assita Kanko et Johan Van Overtveldt. Le parti a perdu du terrain au profit de l’énorme victoire du Vlaams Belang d’extrême droite lors de l’élection belge.

Le doute subsistait toutefois sur son affiliation au CRE. Le groupe peine à rester pertinent puisqu’il est passé de 74 à 63 députés européens en raison de Brexit et de l’essor de l’extrême droite. Si les conservateurs britanniques partent en octobre, le parti au pouvoir polonais PiS deviendra la plus grande délégation du groupe.

Le parti d’extrême droite espagnol Vox a quant à lui annoncé jeudi dernier qu’il souhaitait rejoindre le groupe, tout comme le Forum pour la démocratie, le parti de l’homme politique néerlandais Thierry Baudet, qui préconise une sortie des Pays-Bas de l’UE. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

LA HAYE

Plus de lumière. Les Pays-Bas, ainsi que l’Estonie, l’Irlande, le Luxembourg, la Slovénie et la Suède ont appelé à plus de transparence dans l’UE. Dans un document non officiel, les États membres demandent que les dates des réunions trilatérales soient publiées bien à l’avance et que les discussions politiques soient mieux documentées. Ils appellent le Conseil à inclure la quête d’une plus grande transparence dans l’agenda stratégique, lignes directrices pour les cinq prochaines années qui doivent être adoptées lors du sommet de cette semaine. À huis clos, bien entendu. (Sam Morgan, Euractiv.com)

BERLIN

Tension franco-allemande. « Un accord entre la France et l’Allemagne [sur la nomination du prochain président de la Commission européenne] est crucial pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons […] mais nous ne sommes pas si loin », a déclaré un diplomate à Euractiv Allemagne, sous couvert d’anonymat. Le même diplomate a déclaré que les relations Berlin-Paris s’étaient récemment détériorées.

Soutien à l’Ukraine. La chancelière allemande Angela Merkel a soutenu les appels du président ukrainien Volodymyr Zelenskiy en faveur du maintien des sanctions contre la Russie. Volodymyr Zelenskiy, le comédien qui est arrivé à la présidence ukrainienne en avril dernier, a redonné espoir aux dirigeants européens de mettre fin au conflit dans le voisinage oriental de l’Europe. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

PARIS

Cryptomonnaie de Facebook. Le projet de Facebook de lancer sa propre cryptomonnaie, Libra, s’est heurté à une opposition en Europe, notamment en France, où l’entreprise est accusée de produire de fausses informations et de ne payer aucune taxe.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a fermement réagi contre la devise numérique. « Il est hors de question que la Libra devienne une monnaie souveraine […] cela ne peut pas et ne doit pas arriver », a déclaré le ministre sur Europe 1. Il a même demandé à d’autres autorités bancaires de se pencher sur la question lorsqu’elles se réuniront en juillet prochain. (Aline Robert, Euractiv France)

MADRID

Plus de 100 000 demandes d’asile en cours. Selon la Commission espagnole d’aide aux réfugiés, l’Espagne a plus de 100 000 demandes d’asile en attente d’une décision judiciaire.

Lors de la présentation de son rapport annuel, la commission a demandé au gouvernement socialiste espagnol de faire revivre « l’esprit de l’Aquarius », faisant référence au navire humanitaire que Pedro Sanchez a autorisé à accoster dans les ports du pays en juin dernier, après avoir été rejeté par les autorités maltaises et italiennes (Euroefe).

ATHÈNES / NICOSIE

Les pourparlers de l’UE sur la Turquie s’achèvent. L’UE s’est dite « gravement préoccupée par les activités de forage illégales actuellement menées par la Turquie dans la Méditerranée orientale et déplore que la Turquie n’ait pas encore répondu aux appels répétés de l’UE visant à mettre fin à ces activités ». Le Conseil a invité la Commission à faire avancer sans délai les mesures appropriées et a ajouté que « les négociations d’adhésion de la Turquie sont donc effectivement au point mort ».

Au cours du week-end, le département d’État américain a publié une déclaration contre Ankara, tandis que l’ambassadeur des États-Unis en Grèce, Geoffrey Pyatt, a déclaré que les États-Unis et l’UE avaient un intérêt commun à « éviter toute nouvelle provocation de la Turquie ».

Malgré les pressions exercées par l’UE et les États-Unis, la Turquie enverra jeudi (20 juin) un deuxième navire de forage qui se lancera dans l’exploration gazière près de Chypre au début du mois de juillet, a déclaré mardi le ministre turc de l’Énergie, Fatih Donmez. (Euractiv Grèce)

VARSOVIE

Moins d’Ukrainiens en Pologne ? En quête de meilleurs salaires, près de la moitié des Ukrainiens qui travaillent et vivent actuellement en Pologne prévoient de partir, principalement pour l’Allemagne et la République tchèque. Cela pourrait entraîner des difficultés pour l’industrie et le secteur de la construction polonais ainsi que pour l’économie dans son ensemble, qui a absorbé plus de 1,2 million d’Ukrainiens. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

PRAGUE

Juncker et Babiš s’entretiennent. Selon les informations obtenues par iROZHLAS.cz, le Premier ministre tchèque Andrej Babiš doit rencontrer Jean-Claude Juncker jeudi 20 juin pour discuter des rapports d’audit de la Commission sur le conflit d’intérêts dans lequel est impliqué Andrej Babiš.

Plus d’énergies renouvelables, s’il vous plaît. La Commission européenne a évalué le plan énergétique et climatique de la République tchèque pour 2030. Selon l’exécutif, le pays devrait porter sa part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie à 23 % d’ici à 2030, alors que le plan tchèque initial ne proposait que 20,8 %. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

BUCAREST

Le gouvernement résiste au vote de défiance. Le gouvernement socialiste roumain a survécu à une motion de censure mardi 18 juin, puisque seulement 200 des 465 députés ont voté en faveur de la motion. Cette victoire augmente les chances de la Première ministre, Viorica Dancila, d’être élue nouvelle cheffe du PSD après que l’ancien président, Liviu Dragnea, ait été emprisonné le mois dernier pour corruption. (Euractiv Roumanie)

ZAGREB

Le come-back. L’ancien Premier ministre croate et président du SPD, Zoran Milanović, a annoncé qu’il se présenterait aux élections présidentielles à la fin de l’année. Selon les sondages, l’actuelle présidente croate Kolinda Grabar-Kitarović (ancien HDZ – PPE) obtiendra 34,7 % des voix, Zoran Milanović 18,5 %. Au deuxième tour, Kolinda Grabar-Kitarović devrait décrocher la victoire avec 53,9 % des voix. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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