Les premiers ministres de la Pologne, de la République tchèque et de la Slovénie se rendent à Kiev

Barricades devant la place Maidan à Kyiv (Kiev), Ukraine, 10 mars 2022. [ EPA-EFE/MIGUEL A. LOPES]

*Cet article sera mise à jour.

Les Premiers ministres de la Pologne, de la République tchèque et de la Slovénie doivent rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre Denys Shmyhal à Kiev, capitale assiégée du pays, mardi 15 mars.

Cette visite surprise, qui se veut un témoignage de solidarité avec l’Ukraine, intervient alors que la Russie a mené des frappes meurtrières sur la capitale ukrainienne, presque encerclée par les troupes de Moscou, et que la Russie et l’Ukraine doivent reprendre les pourparlers pour mettre fin à la guerre qui dure depuis près de trois semaines.

Selon une annonce officielle du bureau du gouvernement polonais, le voyage est organisé en accord avec le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

« L’objectif de cette visite est de confirmer le soutien sans équivoque de l’ensemble de l’UE à la souveraineté et à l’indépendance de l’Ukraine et de présenter un vaste ensemble de mesures de soutien à l’État et à la société ukrainiens », indique le communiqué.

La visite du Polonais Mateusz Morawiecki, du Tchèque Petr Fiala et du Slovaque Janez Janša a été annoncée aux organisations internationales, dont les Nations unies.

« L’Europe doit garantir l’indépendance de l’Ukraine et s’assurer qu’elle est prête à aider à la reconstruction », a écrit M. Morawiecki sur Facebook, annonçant le voyage.

« Aujourd’hui la Géorgie, demain l’Ukraine, après-demain les pays baltes, et plus tard peut-être, ce sera au tour de mon pays, la Pologne », a déclaré M. Morawiecki en citant l’ancien président polonais Lech Kaczyński, qui avait prononcé ces mots dans la capitale géorgienne Tbilissi en 2008, alors que le pays faisait également face à une agression de la Russie.

M. Kaczyński, un nationaliste conservateur, s’est révélé être le plus solide allié européen de Tbilissi lors de la guerre de cinq jours entre la Russie et la Géorgie en août dernier au sujet de l’Ossétie du Sud.

À l’époque, il a rejoint le dirigeant géorgien Mikhail Saakashvili dans la capitale assiégée, aux côtés de ses homologues ukrainiens et baltes.

« Sa visite a alors changé la perception de cette guerre, et un grand acte de courage a ajouté de l’esprit aux Géorgiens et on s’en souvient encore aujourd’hui dans le monde entier », a écrit le chef du gouvernement polonais sur Facebook.

Ils seront également accompagnés de Jarosław Kaczyński, qui est actuellement le président du Comité polonais pour la sécurité nationale et la défense.

Selon Polsat News, la délégation s’est rendue à Kiev en train et est arrivée peu après 8 heures ce mardi matin.

Aucun autre détail sur le voyage n’a été communiqué, et il n’est pas précisé si la Russie, qui a lancé une invasion de l’Ukraine le 24 février, avait été informée.

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, est également en visite surprise en Ukraine, a rapporté mardi l’agence de presse Elta.

Avec la guerre à sa porte, l’UE accepte de prendre des mesures en matière de défense

Tirant rapidement les leçons de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les dirigeants de l’UE ont convenu vendredi 11 mars de « renforcer résolument les investissements » dans les capacités de défense et d’« augmenter substantiellement » les dépenses de défense dans l’ensemble de l’Union.

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