Les Premiers ministres tchèque et slovaque font pression pour une adhésion rapide de la Croatie à l’

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Les Premiers ministres tchèque et slovaque se sont alliés pour combattre l’opinion du président français Nicolas Sarkozy selon laquelle l’adhésion de la Croatie à l’UE devrait être différée suite au rejet du traité de Lisbonne par l’Irlande.

Hier 21 août, le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek et son homologue slovaque Robert Fico se sont rencontrés dans la capitale tchèque pour célébrer le 40e anniversaire de la répression du soulèvement du Printemps de Prague par les troupes du pacte de Varsovie (EURACTIV 1/08/08). Les deux dirigeants ont indiqué qu’il était dans leur intérêt de faire entrer la Croatie dans l’UE aussi rapidement que possible. Cette position contredit l’opinion du président français Nicolas Sarkozy, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’UE. M. Sarkozy refuse en effet tout élargissement tant que le traité de Lisbonne n’aura pas été ratifié (EURACTIV 9/07/08).

M. Fico a déclaré qu’il ne fallait pas laisser des obstacles formels se mettre en travers de l’adhésion de la Croatie à l’UE. Il a également indiqué que ces obstacles étaient dus au « non » irlandais au traité de Lisbonne. M. Topolanek a quant à lui annoncé que l’entrée de la Croatie serait l’une des priorités de la présidence tchèque au premier semestre de l’année prochaine. 

Au mois de juin, M. Topolanek avait signalé que la Croatie pourrait être admise dans l’UE sur la base du traité de Nice, entré en vigueur en février 2003. Un accord spécial entre les 27 membres de l’UE serait cependant nécessaire car le cadre institutionnel instauré par le traité de Nice s’arrête à 27 membres.
A l’occasion de la commémoration du Printemps de Prague, l’ex-président tchèque et ancien dissident Vaclav Havel, s’est montré optimiste vis-à-vis des relations de son pays avec l’UE. Dans un entretien à France 24, la chaîne française d’actualités, M. Havel a démenti que l’opinion tchèque est eurosceptique, comme le prétend souvent la presse internationale. Il a ajouté que les Tchèques étaient satisfaits de l’adhésion du pays à l’UE, reconnaissant toutefois que se plaindre fait partie de leur caractère national.

Au sujet des relations méfiantes de l’actuel président Vaclav Klaus avec l’UE, M. Havel a répondu que M. Klaus aimait provoquer. Il a également ajouté que ce n’était pas à M. Klaus de dire si le processus de ratification du traité de Lisbonne devait être interrompu ou non.

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