Les Républicains divisés sur leur stratégie d’opposition

Christian Jacob, Président du parti, a été ferme dans ses propos : « il n’est pas question pour nous de rentrer dans ce qui pourrait être considéré comme une trahison par nos électeurs, nous restons dans l’opposition de manière déterminée ». [Shutterstock/Jo Bouroch]

Alors que le président français Emmanuel Macron a appelé les groupes d’opposition à « gouverner et légiférer autrement » lors d’une allocution mercredi (22 juin), le parti conservateur Les Républicains se divise sur la meilleure stratégie à adopter.

Christian Jacob, Président du parti, a été ferme dans ses propos : « il n’est pas question pour nous de rentrer dans ce qui pourrait être considéré comme une trahison par nos électeurs, nous restons dans l’opposition de manière déterminée ».

Même refrain chez Olivier Marleix, nouvellement élu Président du groupe Les Républicains à l’Assemblée et teneur d’une droite « dure », qui explique qu’il sera « un président incorruptible ». L’eurodéputé Jean-François Bellamy refuse pour sa part de se « dissoudre dans le macronisme ».

Mais déjà quelques voix dissidentes se font entendre. Dès le soir du second tour, Jean-François Copé, ancien ministre sous Nicolas Sarkozy et ancien patron du parti, expliquait « à titre personnel », sur BFMTV, « qu’un pacte de gouvernement est vital entre M. Macron et LR afin de lutter contre la montée des extrêmes ».

Christelle Morançais, présidente du conseil régional des Pays de la Loire et un temps pressentie pour devenir Première ministre de M. Macron, se dit aussi disposée à parler à la majorité. « On doit pouvoir y répondre avec un enjeu très clair, une négociation et un partenariat avec le gouvernement, notamment en termes de ministères », a-t-elle dit.

D’autres encore proposent des coalitions au cas par cas, en fonction des textes débattus. C’est le cas du député Philippe Gosselin, qui explique que LR « est une droite responsable, de gouvernement, et les électeurs ne comprendraient pas que nous ajoutions de l’agitation et de l’obstruction à celles des autres ».

Alors que le parti s’apprête à élire une nouvelle équipe de direction, la mise en œuvre d’une stratégie d’opposition commune s’avère donc complexe et à haut risque.

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