L’OTAN serait mal préparée en cas de guerre de grande ampleur

Les chefs de gouvernement des pays membres de l'OTAN lors de la cérémonie d'ouverture du sommet de l'OTAN 2018 en Belgique, le 11 juillet 2018. [Shutterstock/Alexandros Michailidis]

Les membres de l’OTAN sont mal préparés en cas de conflit de grande ampleur, selon les conclusions de l’Agence suédoise de recherche publiées jeudi, qui évaluent la puissance militaire de l’Alliance et de ses partenaires par rapport à celle de la Russie.

Selon le rapport, la Russie envahirait les pays baltes en quelques jours car l’OTAN serait trop lente dans ses représailles. La Russie aurait un avantage car les forces de l’OTAN sont trop dispersées, leurs capacités militaires sont trop variées et leur entraînement commun est insuffisant.

Toutefois, le rapport considère qu’une telle attaque armée contre des membres de l’OTAN, des partenaires ou des États de l’UE est hautement improbable. Une menace stratégique grave provenant de l’Occident ou une opportunité d’exploiter les faiblesses de l’Occident pourrait néanmoins faire basculer le pendule.

Le rapport note également que les garanties de sécurité fournies par la clause de défense mutuelle du traité de Lisbonne de l’UE « restent une déclaration politique qui manque de planification ou de structures militaires appropriées pour se défendre contre une attaque armée. »

En ce qui concerne la Suède et la Finlande, la Russie empêcherait ces pays d’interférer ou de se joindre aux opérations de l’OTAN en les menaçant d’une action militaire ou de l’utilisation d’armes nucléaires, ajoute le rapport.

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