L’UE accorde ses violons sur le fonds européen de la défense

Des avions de combat Eurofighter des forces aériennes allemandes. [EPA-EFE/FRIEDEMANN VOGEL]

Le Conseil de l’Union européenne (les pays) et le Parlement européen sont parvenus lundi 14 décembre à un accord politique permettant la mise en place d’un fonds européen de la défense doté de 7,953 milliards d’euros. Un article d’Euroefe.

Le fonds européen de la défense (FED) soutiendra les initiatives de collaboration et la coopération transfrontalière au sein de l’UE à chaque étape du processus industriel concernant les produits et les technologies liés à la défense, a expliqué le Conseil dans un communiqué publié le 14 décembre.

Cela garantira la participation d’entreprises de toutes tailles, y compris de PME, et les considérations éthiques seront prises en compte, puisque la Commission européenne procédera à une évaluation des initiatives financées par le fonds.

En attendant le feu vert définitif, l’accord provisoire prévoit d’allouer 2,651 milliards d’euros à la recherche et de consacrer 5,302 milliards d’euros au développement.

Le fonds européen de défense est-il conforme aux traités européens ?

Le fonds européen de défense a obtenu le feu vert des eurodéputés. Mais des incertitudes persistent sur sa conformité avec le droit européen.

Tout comme le budget pluriannuel des 27, le fonds couvrira la période qui s’étend sur les sept prochaines années (2021-2027).

L’accord doit désormais être formellement approuvé par les ambassadeurs de l’UE et par le Parlement européen.

Le Parlement a souligné dans un communiqué que le fonds devait « avant tout contribuer à réduire les redondances et à renforcer l’interopérabilité des systèmes de défense » des armées européennes, des points faibles qui les désavantagent face à des puissances militaires telles que les États-Unis.

Pour sa part, Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, a souligné que « pour la première fois », le club communautaire allait disposer d’un programme axé sur le soutien à la coopération industrielle dans le domaine de la défense.

« Une base industrielle et technologique de défense européenne plus intégrée, innovante et compétitive est essentielle pour une Europe plus forte, plus résistante et stratégiquement autonome », a-t-il ajouté.

L’UE esquisse une stratégie industrielle futuriste

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