L’UE accroît la pression sur Volkswagen après le Dieselgate

Des autorités de protection des consommateurs de pays de l’UE, soutenues par l’exécutif européen, ont accentué mardi la pression sur Volkswagen, pour qu’il répare les préjudices subis par ses clients, dupés par ses moteurs truqués.

Réunies à Bruxelles sous l’égide de la Commissaire européenne aux Consommateurs, Vera Jourova, les autorités de protection des consommateurs de 22 pays de l’UE – dont l’Allemagne et la France – , ont décidé de préparer une action coordonnée permettant aux anciens clients du constructeur automobile allemand d’obtenir réparation.

« L’autorité de protection des consommateurs des Pays-Bas va préparer cette action », soutenue par la Commission, a déclaré un porte-parole de la Commission européenne, Christian Wigand, à l’issue de cette réunion.

« Nous espérons des résultats concrets de ce processus à la fin d’avril », a-t-il précisé.

« La Commissaire Jourova a encouragé les autorités à utiliser tous les moyens à leurs dispositions pour protéger les consommateurs européens et s’est engagée à continuer le dialogue avec Volkswagen », a-t-il ajouté.

La liste des pays de l’UE participant à cette action commune, qui pourrait mener à des amendes pour Volkswagen, n’a pas encore été établie, a précisé une source de la Commission européenne.

Dieselgate : le Parlement européen rêve d'une autorité européenne pour l'automobile

La commission d’enquête du Dieselgate veut une nouvelle autorité européenne pour superviser l’industrie automobile. Elle reste vague quant à la responsabilités d’Antonio Tajani, commissaire à l’industrie à l’époque du scandale.

Dans un entretien paru mardi dans le quotidien allemand Handelsblatt, Mme Jourova avait prévenu en amont de cette réunion : « Volkswagen a enfreint les règles européennes concernant les consommateurs, cela ne peut pas rester sans conséquence ».

Dès la parution de l’article, le constructeur allemand avait réagi en qualifiant les annonces de la Commissaire d’« incompréhensibles ».

Aux États-Unis, où le scandale a éclaté, Volkswagen s’est engagé à verser plus de 23 milliards de dollars à ses clients pour solder les poursuites, en plus des réparations des véhicules.

L’UE paraît de son côté démunie contre Volkswagen alors que plus de 8 millions de véhicules incriminés se sont retrouvés sur les routes européennes. Selon la réglementation communautaire, seul l’État qui a fourni l’homologation du véhicule peut prendre des sanctions. Une procédure judiciaire est en cours en Allemagne.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.