Le président de la Commission José Manuel Barroso a salué l’arrivée de la baronne Asthon, qui a été nommée vendredi 3 octobre pour remplacer M. Peter Mandelson. Elle sera chargée du même portefeuille : le Commerce.
A la surprise générale, M. Mandelson a annoncé vendredi 3 octobre à Bruxelles qu’il allait rejoindre le gouvernement britannique pour reprendre le poste de ministre du Commerce et des entreprises.
Il sera remplacé par la baronne Ashton of Upholland, membre travailliste de la Chambre des Lords, qui a été accueillie par le président Barroso.
Cependant, le mandat de Mme Ashton au poste de commissaire au Commerce pourrait être court puisque la législature actuelle se termine à la fin octobre 2009.
Avant d’entrer en fonction, Mme Ashton devra désormais passer la traditionnelle audition devant les membres du Parlement.
M. Barroso a déclaré qu’il était très satisfait du profil de la commissaire, soulignant qu’elle était responsable de l’acceptation du traité de Lisbonne par la Chambre des Lords.
Elle a une expérience solide en économie, a souligné vendredi le porte-parole de M. Barroso, Johannes Laitenberger, lors de la conférence de presse traditionnelle de la Commission. Il a ajouté qu’elle dispose d’une solide expérience dans le domaine juridique et qu’elle s’est déjà occupée de questions relatives au commerce par le passé.
En réalité, l’expérience professionnelle de Mme Ashton relève davantage du domaine du travail et de l’éducation que du commerce. Elle a travaillé comme sous-secrétaire d’Etat au ministère de l’Education et comme sous-secrétaire parlementaire au ministère des Affaires constitutionnelles et à celui de la Justice. Ses responsabilités ont notamment touché aux implications commerciales des professions juridiques, a souligné la Commission dans une déclaration.
Le mandat de M. Mandelson au poste de commissaire au Commerce a été marqué par l’échec des négociations internationales du cycle de Doha sur le réchauffement climatique. Ces négociations étaient censées offrir de nouveaux marchés aux pays en développement.
Tout le monde n’est pas déçu de le voir partir. Luis Morago, directeur du bureau bruxellois d’Oxfam, a indiqué dans une déclaration que le commissaire Mandelson n’était pas parvenu à garantir le fait que les relations commerciales de l’UE avec ses anciennes colonies privilégient le développement par rapport aux intérêts personnels.
S’il admet que la position de l’UE s’est améliorée récemment, il estime qu’en l’attente de détails supplémentaires, les demandes des pays en développement restent encore disproportionnées et leurs répercussions potentielles encore incertaines.

