Macron et May lancent un plan d’action antiterroriste

Emmanuel Macron et Theresa May avant le match France-Angleterre. [@EPA/YOAN VALAT]

Le président Emmanuel Macron  a annoncé « un plan d’action » conjoint avec le Royaume-Uni pour renforcer la lutte antiterroriste, après une rencontre avec la Première ministre britannique.

Ce dernier sujet était en toile de fond de la soirée des deux dirigeants, qui ont assisté à une rencontre de foot amicale entre leurs équipes nationales, précédée par une minute de silence des quelque 80 000 spectateurs en hommage aux victimes des attentats de Londres et Manchester.

À la mi-temps, les deux dirigeants ont également déposé une gerbe de fleurs devant la plaque apposée en mémoire de Manuel Dias, tué dans les attaques djihadistes perpétrées aux abords du Stade de France le 13 novembre 2015, avant de rencontrer sa famille.

Lors d’un point de presse dans les jardins de l’Élysée, un peu plus tôt dans la soirée, Mme May, très affaiblie depuis son échec aux législatives, avait assuré que le calendrier des négociations du Brexit était « maintenu » et qu’elles commenceraient « la semaine prochaine ». M. Macron venait de réaffirmer son souhait que ces négociations « démarrent le plus rapidement possible ».

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La Première ministre britannique, Theresa May, a nommé le pro-Européen Damian Green numéro deux du gouvernement. La chef d’État, qui lutte pour récupérer son autorité à la tête du parti conservateur, n’a pas opéré d’autres changements importants dans son cabinet. Un article d’Euroefe.

Le président français, comme le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble l’avait fait déjà dans la journée, a lancé que « la porte (était) toujours ouverte » pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne « tant que la négociation du Brexit n’est pas achevée ».

Coopération antiterroriste

Évoquant la coopération antiterroriste, quelques jours après les attentats de Londres et de Manchester, M. Macron a affirmé avoir travaillé « depuis plusieurs jours » avec Mme May « sur un plan d’action très concret », visant notamment à « renforcer les obligations des opérateurs en ligne pour supprimer les contenus qui promeuvent la haine ».

Le G7, réuni fin mai en Sicile, avait signé une déclaration commune sur le terrorisme dans laquelle il accentuait la pression sur les grands groupes Internet pour qu’ils luttent davantage contre les contenus radicaux, à la demande de la Grande-Bretagne.

« Nous avons décidé ensemble d’aller plus loin », a souligné M. Macron. Il faut que, « dans des conditions qui préservent la confidentialité, les messageries ne soient pas les outils des terroristes », a-t-il insisté.

Radicalisation sur Internet

« Nous lançons une campagne conjointe britannico-française pour faire en sorte qu’Internet ne puisse pas servir de lieu sûr pour les criminels et les terroristes et d’endroit où afficher des matériels visant à la radicalisation qui mènent à tant de mal », a déclaré de son côté Mme May. Un point « crucial » dans ce projet sera de réfléchir à la possibilité de poursuivre les opérateurs « s’ils ne font pas ce qu’il faut pour faire retirer ces contenus inacceptables ».

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