Rome et Madrid tentent un rapprochement stratégique

Les Premiers ministres espagnol et italien se sont rencontrés le 27 janvier pour la première fois en quatre ans, afin de remettre à l’ordre du jour une coopération de haut niveau entre les deux pays. Un article de notre partenaire, Euroefe.

Paolo Gentiloni a remplacé Matteo Renzi à la tête du gouvernement italien en décembre dernier, après un référendum lors duquel les Italiens ont rejeté les propositions de réformes constitutionnelles. Il a rencontré Mariano Rajoy, son homologue espagnol, à Madrid le 27 janvier.

Matteo Renzi, en poste de 2014 à fin 2016, n’a en effet jamais rencontré Mariano Rajoy de manière individuelle. La dernière visite officielle d’un chef d’État italien, Enrico Letta, à Madrid date de mai 2013.

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La visite de Paolo Gentiloni est donc une étape importante pour le gouvernement espagnol, qui espère ressusciter les relations bilatérales. Un bon signe venant de deux pays dotés de tellement de liens historiques, sociaux, économiques et d’investissement.

Madrid estime en effet que les situations des deux pays les ont empêchés de tirer pleinement parti de ces liens ces dernières années. C’est donc sur ce sujet que la plus grande partie de la conversation s’est concentrée le 27 janvier.

Les deux chefs de gouvernement ont également discuté du sommet qui aura lieu à Malte le 3 février et auquel participeront les dirigeants des États membres, à l’exception de Theresa May, afin de discuter de l’avenir de l’UE. La question du sommet qui aura lieu dans la capitale italienne à l’occasion des 60 ans du traité de Rome a également été abordée.

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