Malte devient le plus petit pays à la tête de l’UE

La Valette, capitale de Malte [(Tony Zelenoff/Shutterstock)]

L’île de Malte a pris, le 1er janvier, la tête de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.

L’année 2017 s’annonce délicate sur le plan européen, et c’est à la petite île de Malte, 440.00 habitants sur 1400 m2 que revient la responsabilité de gérer l’agenda des prochains mois. C’est la première fois que l’île méditerranéenne, qui a rejoint l’UE en 2004, assume cette responsabilité.

En plus des négociations du Brexit qui doivent démarrer en mars, et de l’anniversaire des 60 ans du traité de Rome, Malte devra gérer de nouveaux gouvernements aux Pays-Bas et en France, où se dérouleront des élections.

La victoire de Donald Trump aux Etats-Unis fait craindre de nouveaux épisodes populistes sur le Vieux continent, qu’il s’agisse d’europhobes ou de mouvements anti-libéraux venant plutôt de l’extrême gauche dans le Sud du continent.

La présidence maltaise se prépare à affronter la tempête

Le vice-premier ministre de Malte, Louis Grech, a déclaré aux ambassadeurs européens le 9 novembre que l’Union était mise à l’épreuve et qu’une nouvelle dynamique était nécessaire pour éviter d’autres revers.

 

Les priorités de Malte sont claires : l’île veut se concentrer sur la question des migrations, de la sécurité, du marché unique, de l’inclusion sociale, de la politique de voisinage et – une petite spécificité insulaire tout de même, aux affaires maritimes.

 

Le Premier ministre, Joseph Muscat, a déclaré que l’île était prête à gérer le début des négociations du Brexit, et que le gouvernement tenter de jouer le rôle d’un intermédiaire honnête» entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Les liens historiques de Malte avec le Royaume-Uni et sa proximité avec la langue britannique sont toutefois à double tranchant, tant Malte a intérêt à ce que le Royaume-Uni demeure un partenaire notamment commercial et bancaire de premier plan.

Le secrétaire d’Etat de Malte pour la présidence de l’UE, Ian Borg, a déclaré en décembre que l’UE avait besoin d’être flexible pour répondre aux besoins disparates des Etats membres et restaurer la crédibilité du projet européen. »

«Il est temps d’aborder cette notion selon laquelle une seule taille et un seul modèle va à tout le monde» avait déclaré l’homme politique.

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