Merkel cible favorite de la «désinformation» du Kremlin en 2016

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La chancelière allemande Angela Merkel a été en 2016 une des cibles favorites de la « désinformation » orchestrée par la Russie. Une campagne qui pourrait s’amplifier à l’approche des élections en Allemagne, selon une source européenne.

La chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, a lancé en 2015 un groupe de travail – baptisé « East StratCom Task Force » – chargé spécifiquement de lutter contre les opérations de « désinformation » russes.

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Cette équipe d’une dizaine d’experts en communication, russophones, traque la diffusion « orchestrée » par Moscou, « par de multiples canaux, dans autant de langues que possible », d’une information susceptible de servir les intérêts russes, qu’il s’agisse du conflit ukrainien, de la crise migratoire ou des attentats en Europe, a expliqué lundi à des journalistes une source proche du dossier.

Pas de « liste noire »

Il s’agit de détecter la stratégie d’influence russe pour mieux la contrer, sans toutefois dresser de « liste noire » des médias responsables, a précisé cette source.

En quinze mois de travail, depuis l’automne 2015, ce groupe de travail – qui dispose d’un site internet: euvsdisinfo.eu – a identifié 2 500 exemples en 18 langues « d’histoires contredisant des faits publiquement disponibles ».

Depuis les agressions sexuelles de la nuit du Nouvel An 2016 à Cologne (attribuées à des migrants), « la désinformation s’est concentrée sur Angela Merkel » et sa responsabilité présumée dans la crise migratoire dans l’UE, voire dans les attentats, a expliqué la source européenne aux journalistes.

>>Lire : L’UE lance un groupe de travail pour contrer la propagande russe

« La campagne de désinformation est une mesure non-militaire pour poursuivre des buts politiques », peut-on lire sur le site euvsdisinfo.eu

« Concernant 2017, l’Allemagne et la France ont déjà averti d’une menace d’attaques de désinformation sur leurs élections, tandis que plusieurs services de sécurité européens ont évoqué ouvertement la menace d’actions hostiles des Russes », indique encore le site.

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