Moins de la moitié des Finlandais pensent que leur pays pourrait se défendre en cas d’attaque

Le président Sauli Niinistö et la Première ministre Sanna Marin ont déclaré jeudi 12 mai que la Finlande devait poser sa candidature à l’OTAN dès que possible.

Même si la Finlande dispose d’une force militaire et de réservistes importants, moins de la moitié de la population est convaincue que le pays pourrait se défendre seul contre un assaut militaire important, selon une nouvelle enquête du groupe de réflexion Finnish Business and Policy Forum (EVA).

L’enquête menée en avril-mai et publiée jeudi (12 mai) montre que les Finlandais ont une vision plutôt sombre d’une situation où leur pays serait attaqué. Selon les personnes interrogées, depuis le début de la guerre en Ukraine, la probabilité d’une attaque russe visant également la Finlande dès cette année a presque triplé pour atteindre 19 %. D’ici 2027, le risque de telles mesures russes passe à 30 %, estiment les 2  800 Finlandais ayant participé à l’enquête.

Interrogées sur l’adhésion de la Finlande à l’OTAN, 76 % des répondants ont déclaré qu’ils étaient favorables à une éventuelle adhésion à l’OTAN, car elles estiment que cela ferait baisser la probabilité d’une agression militaire russe cette année à 14 %.

Le président Sauli Niinistö et la Première ministre Sanna Marin, qui ont déclaré jeudi 12 mai que la Finlande devait poser sa candidature à l’OTAN dès que possible, ont reçu une réponse rapide de Moscou.

Dmitry Peskov, le secrétaire de presse du président Vladimir Poutine, a décrit l’adhésion de la Finlande à l’OTAN comme une «  menace  ». «  Bien sûr, tout cela sera pris en compte dans une analyse spéciale et l’élaboration des mesures nécessaires afin d’équilibrer la situation et d’assurer notre sécurité  », a-t-il déclaré selon l’agence de presse TASS.

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