L’OTAN veut protéger les câbles sous-marins des attaques russes

La protection des infrastructures critiques, notamment les câbles sous-marins transatlantiques, était à l’ordre du jour d’une réunion des ministres de la Défense de l’OTAN ce jeudi (22 octobre), craignant que ceux-ci soient détruits ou mis sur écoute par Moscou. EPA/SARAH CHRISTINE NOERGFAARD DENMARK OUT [EPA/SARAH CHRISTINE NOERGFAARD]

La protection des infrastructures critiques, notamment les câbles sous-marins transatlantiques, était à l’ordre du jour d’une réunion des ministres de la Défense de l’OTAN ce jeudi (22 octobre), craignant que ceux-ci soient détruits ou mis sur écoute par Moscou.

Ces dernières années, les dirigeants militaires de l’OTAN ont enregistré une hausse de l’activité sous-marine russe, avançant que Moscou pourrait tenter d’endommager le câblage transatlantique en cas de conflits.

Des attaques de ce type pourraient faire partie d’une « guerre hybride », une guerre mi-ouverte mi-secrète.

Les chefs militaires de l’OTAN ont signalé l’attitude quelque peu belliqueuse de la flotte face au câblage sous-marin de communication transatlantique. L’un des scénarios avancés voudrait que le Kremlin s’apprête à couper ces câbles.

Étant donné que 97 % de la communication américano-européens est assurée par ceux-ci, les conséquences en cas de destruction ou d’interférence seraient désastreuses.

Pour ces raisons, les membres de l’Alliance ont reçu un nouveau document abordant les menaces envers la protection des câbles sous-marins et des infrastructures critiques, a déclaré le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg à la suite d’un réunion organisée jeudi (22 octobre).

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Après des années d’équilibre entre pression et dialogue avec la Russie, l’Allemagne engage de plus en plus la confrontation. Un changement d’attitude opéré à la suite du meurtre au Tiergarten de Berlin. Un article d’Euractiv Allemagne.

M. Stoltenberg n’a pas évoqué la Russie spécifiquement, mais a indiqué que les alliés allaient examiner de plus près la sécurité des réseaux sous-marins.

La plupart de ces systèmes garantissent la transmission de données à des fins civiles et militaires. Les marchés internationaux en sont extrêmement dépendants, a ajouté M. Stoltenberg.

Mais, ces éventails de câbles appartiennent à des privés, autrement dit : leur situation géographique est accessible par tous, ce qui « les rend potentiellement à risque », a-t-il poursuivi.

En effet, les câbles pourraient être mis sur écoute, bien que l’opération s’avérerait périlleuse selon les experts.

Néanmoins, ces dernières années, Moscou et Pékin ont développer de véritables compétences en la matière.

L’OTAN a répondu à ces avancées en augmentant le nombre d’exercices et de contrôles navals. Les États membres planchent actuellement sur des moyens de combattre les sous-marins depuis les voies aériennes.

Afin de minimiser les risques encourus, l’OTAN a mis en place de nouveaux outils pour protéger les infrastructures sous-marines et surveiller les dangers potentiels, a maintenu le Secrétaire général, avançant que « le nouveau commandement Atlantique de l’Alliance à Norfolk (Virginie, États-Unis) est désormais opérationnel. Il a pour mission d’étudier comment protéger et surveiller les infrastructures sous-marines ».

Le commandement Atlantique à Norfolk, sous le joug du vice-amiral Andrew Lewis, vient ainsi compléter le commandement Soutien et logistique à Ulm (Bade-Wurtemberg, Allemagne). Les deux devraient être entièrement opérationnels d’ici à septembre 2021.

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