Nouvel accord sur le Traité européen : la Pologne est très optimiste [FR]

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Le président polonais Lech Kaczynski a déclaré être sûr à 95-98 % que l’UE parviendrait à un accord concernant le Traité modificatif européen, suite à une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy, à peine quelques jours avant le sommet prévu pour sceller l’accord final.

Tentant d’aplanir les possibles objections de dernières minutes au nouveau traité modificatif européen, dévoilé par les experts juridiques la semaine dernière, le président français Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue polonais Lech Kaczynski à Paris le 8 octobre.

Lors d’une conférence de presse faisant  suite aux discussions, Lech Kaczynski s’est déclaré certain de pouvoir parvenir à un accord, estimant à « 95-98 % » les chances de succès lors du sommet de Lisbonne. 

Les inquiétudes restantes concernent  la demande de la Pologne d’intégrer le compromis de Ioannina dans le texte du nouveau traité, qui n’est actuellement pas inclus dans le projet, mais devrait figurer à part. Le compromis de Ioannina    est  un système complexe permettant de reporter les décisions européennes si un certain nombre d’Etats expriment de vives inquiétudes, même s’ils ne constituent pas une minorité de blocage. 

Néanmoins, Lech Kaczynski cherche à dédramatiser le problème, précisant que les questions qui doivent encore être résolues sont des points de détail.

Lors d’un sommet informel à Lisbonne les 18 et 19 octobre 2007, les dirigeants européens doivent parvenir à un accord sur le nouveau traité qui permettra d’entreprendre d’importantes réformes au niveau des institutions européennes.

D’après les diplomates européens, la Pologne est la seule source d’incertitude qui subsiste. Dernièrement, les experts juridiques ont été en mesure de résoudre la plupart des autres questions, comme le opt-out britannique concernant la Charte des droits fondamentaux et certaines mesures relatives à l’accord Schengen sur les déplacements sans passeport (EURACTIV 03/10/07). 

Entre temps, les députés britanniques de la commission de contrôle de la législation européenne ont alimenté le débat sur un éventuel référendum au Royaume-Uni en déclarant que le nouveau Traité européen était substantiellement équivalent au projet de traité constitutionnel rejeté par les électeurs français et néerlandais en 2005. Selon le député européen conservateur Timothy Kirkhope, le refus de Gordon Brown de donner suite aux demandes croissantes en faveur d’un référendum prouve que l’on ne peut pas faire confiance au gouvernement. D’après lui, le gouvernement travailliste actuel avait promis un référendum à la population britannique et il est désormais temps de tenir sa promesse.

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