Orbán prétend défendre les «chrétiens» contre l’immigration

epa07359301 Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, prononce son discours annuel sur l'état de la nation à Budapest, Hongrie, le 10 février 2019. [EPA-EFE/SZILARD KOSZTICSAK]

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a placé sa campagne pour les européennes de mai sous le signe de la défense des « nations chrétiennes » contre l’immigration, qu’il associe à la violence.

Viktor Orbán, dirigeant souverainiste admiré par les droites nationalistes européennes, a également annoncé des mesures de politique familiale de plusieurs millions d’euros afin de soutenir la natalité et de répondre aux problèmes démographiques de la Hongrie.

« À la veille d’élections paneuropéennes, l’Europe a de nouveau atteint le point où nous devons défendre notre identité hongroise, notre héritage chrétien », a lancé le Premier ministre lors d’un discours annuel « sur l’état de la nation ».

« Il y a trente ans, nous pensions que nous avions jeté aux ordures pour de bon la pensée communiste qui avait déclaré la fin des nations, il semble que nous avions tort. De nouveau, ils proclament un monde sans nations, ils veulent des sociétés ouvertes et ils sont là de nouveau, ceux qui veulent balayer nos traditions et inonder nos pays de cultures étrangères », a ajouté Viktor Orbán, qui fut un opposant libéral au régime communiste hongrois.

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Le scrutin du mois de mai constituera « la bataille finale […] la nouvelle citadelle de l’Internationale s’appelle Bruxelles et son outil est l’immigration », a encore déclaré le Premier ministre, qui met en oeuvre en Hongrie une politique résolument hostile à l’immigration.

Pour le dirigeant hongrois, membre du PPE, regroupement de partis conservateurs actuellement majoritaire au Parlement européen, « l’immigration conduit à une augmentation de la criminalité, en particulier contre les femmes, et laisse entrer le virus du terrorisme ».

Il s’est inquiété « de la baisse continuelle de la part de chrétiens » en Europe et du « remodelage des pays autrefois chrétiens ».

Cette évolution, selon lui, « ne peut pas être renversée, quiconque monte dans ce train express arrivera au terminus, il n’y pas de billet retour ».

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