Plastique, le grand emballement

Les chiffres font froid dans le dos. L’Union européenne génère chaque année près 58 millions de tonnes de plastique. Selon une étude du Forum économique mondial et de la fondation Ellen McArthur, à ce rythme d’ici trente ans, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans. 2050 est à nos portes, et la diminution des polluants plastiques ne peut plus attendre. C’est à partir de ce constat qu’a  été lancé le projet européen Preventing Plastique Pollution, qui réunit 18 organisations de France et d’Angleterre pour comprendre la pollution plastique, mieux la maîtriser et à terme la réduire.

 

 

Le projet financé en grande partie par des fonds européens prévoit en premier lieu de lutter contre la pollution plastique en rivière. « Près de 80% des plastiques présents dans les océans proviennent des rivières », rappelle Stéfanie Isoard, coordinatrice du projet au sein du syndicat de bassin de l’Elorn, un cours d’eau qui traverse le Finistère avant de se jeter dans l’Océan Atlantique.  Pour éviter de polluer la rade de Brest, ce syndicat a mis en place des filets pour récupérer les polluants plastiques et identifier d’où ils proviennent. Un travail auquel les écoles et collèges des environs sont invités à participer.

Le syndicat de bassin de l’Elorn a placé des filets en sortie de buse pour récolter les plastiques. Celui-ci a été placé en novembre, a indiqué Stéfanie Isoard, « nous verrons dans quelques mois ce qu’il contient ». [Lucie Duboua-Lorsch]

Le projet Preventing Plastic Pollution englobe un second volet, orienté cette fois vers le grand large. Depuis plusieurs mois, des chercheurs de l’’Ifremer et du CNRS évaluent l’impact écologique du plastique sur les milieux marins. C’est le cas d’Ika Paul-Pont, chargée de recherche au CNRS et chercheuse au Laboratoire des sciences de l’environnement marin, qui se concentrent depuis plusieurs années sur « les microplastiques, ces particules inférieures à 5mm qui contaminent aujourd’hui tous les océans et une grande partie des espèces marines ».

Les plastiques qui dérivent au fil de l’Elorn finissent dans la rade de Brest, avant de se changer en microplastiques, sous l’effet des vents, des courants et des marées. [Lucie Duboua-Lorsch]

Merci à Gaël Durand et Arnaud Huvet, ainsi que Stéfanie Isoard et Ika Paul-Pont qui interviennent dans ce podcast.

Supporter

Measure co-financed by the European Union

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne. La présente publication [communication] reflète uniquement l’avis de l’auteur et la Commission ne peut être tenue responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qu’elle contient.

Subscribe to our newsletters

Subscribe