Les scénarios demeurent nombreux pour l’Italie post-Renzi

Matteo Renzi

La victoire du « non » au référendum du 4 décembre a forcé le Premier ministre italien, Matteo Renzi, à démissionner, laissant l’avenir institutionnel du pays en suspens. Un article de notre partenaire Italia Oggi.

Matteo Renzi avait juré de démissionner en cas de victoire du « non ». Après avoir repoussé son départ en début de semaine afin d’attendre l’adoption de la loi sur le budget, le Premier ministre a officiellement annoncé son départ le 7 décembre, après un entretien avec le président.

« Le budget est approuvé, à 19h la démission formelle. Merci à tous et vive l’Italie », a-t-il écrit sur Twitter.

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Et maintenant, que va-t-il se passer ? La question est légitime, étant donné le nombre de scénarios possibles après le référendum.

L’option d’un gouvernement technocrate a été avancée, mais semble difficile, puisqu’elle ne fonctionne qu’en cas de majorité politique. Or, le paysage peint par le référendum du 4 décembre est très contrasté. Les autres solutions seraient un gouvernement spécial ou un gouvernement techno-politique.

Dans le premier cas, une personnalité institutionnelle, comme le président du Sénat, Pietro Grasso, pourrait être désignée pour diriger le gouvernement et rédiger une nouvelle loi électorale, dans le but d’assurer le fonctionnement au jour le jour du gouvernement et d’organiser des élections en 2017.

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La deuxième option serait de donner la barre à une personne proche du gouvernement actuel, qui mettrait l’accent sur les priorités économiques. Ce nouvel exécutif pourrait rester en place jusqu’à la fin du mandat actuel. Le nom de Pier Carlo Padoan, ministre de l’Économie, a été mis en avant pour ce scénario.

Situation financière instable

L’option sera choisie par le président en fonction de l’impact des différents scénarios, en particulier sur les marchés financiers. À ce jour, les dégâts sont très limités, les traders ayant justement prévu une victoire du « non ».

L’avenir du Premier ministre sortant est tout aussi flou, notamment en ce qui concerne sa position au sein du Parti démocratique (PD). Des sources au sein du gouvernement n’ont pas exclu qu’il soit nommé secrétaire du parti pendant la période de transition, une possibilité toutefois rejetée par l’équipe de l’ancien maire de Florence.

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