La Roumanie en lice pour accueillir l’agence européenne des médicaments

La Roumanie n'accueille pour l'instant aucune agence européenne et espère que cet argument jouera en sa faveur. [Shutterstock]

La Roumanie a l’intention de soumettre une offre pour accueillir l’Agence européenne des médicaments (EMA) à Bucarest après la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Un article d’Euractiv Roumanie.

La Roumanie, qui a adhéré à l’UE en 2007, a vu depuis lors des dizaines de milliers de médecins, d’infirmières, de dentistes et de pharmaciens partir vers les pays plus riches d’Europe occidentale.

Le pays d’Europe de l’Est reste cependant un des États membres de l’UE comptant le plus de diplômés en médecine.

« Nous soumettons une offre pour que l’agence soit déplacée en Roumanie. La compétition sera rude, mais nous y sommes préparés. Le gouvernement vient d’approuver un protocole d’accord en ce sens », a déclaré la ministre roumaine des Affaires européennes, Ana Birchall, après une rencontre ministérielle, le 22 mars. « Contrairement à d’autres pays et dix ans après son adhésion à l’UE, la Roumanie n’accueille aucune agence européenne sur son territoire. »

Athènes et Copenhague se disputent l’Agence des médicaments

Les critères de relocalisation de l’Agence européenne des médicaments après le Brexit ne devraient pas être politiques, estiment des représentants danois et grecs.

Ana Birchall a ajouté que grâce à l’agence, la Roumanie pourrait devenir plus visible, créer de nouveaux emplois et multiplier ses investissements. L’Agence européenne des médicaments (EMA) emploie en effet 890 personnes et fonctionne comme un guichet unique pour l’approbation des médicaments dans l’UE. On ne connait cependant toujours pas sa future localisation depuis la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE.

7 candidats 

Parmi les autres pays souhaitant accueillir l’agence, figurent le Danemark, la Suède, l’Espagne, la France, l’Irlande et la Pologne. En plus de créer de l’emploi, l’EMA a également le potentiel d’agir comme un carrefour pour l’industrie pharmaceutique, l’une des plus importantes d’Europe.

D’après Ana Birchall, si la compétition pour accueillir l’agence sera « féroce », il reviendra à Bruxelles de prendre la décision ultime. Elle a souligné que la Roumanie possédait « une industrie pharmaceutique de qualité ». La ministre a ajouté que chaque État membre devrait en principe accueillir au moins une agence européenne.

La rémunération mensuelle nette pour les  professionnels de la santé en Roumanie était en moyenne de 2 609 lei (574 €) à la fin de l’année dernière, soit un montant deux fois plus élevé qu’il y a trois ans.

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