Semaine européenne des CCI : les entrepreneurs expriment leurs attentes vis-à-vis de l’Europe

Du 3 au 9 mai, les CCI souhaitent faire entendre la voix des entrepreneurs français et leurs attentes vis-à-vis de l'Europe, comme ici, lors d'un débat avec le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes Clément Beaune ce lundi (3 mai). [CCI France]

L’Union européenne est globalement bien vue par les chefs d’entreprise français, mais ces derniers la souhaiteraient aussi plus concrète et visible : lors de leur « semaine européenne », du 3 au 9 mai, les CCI font le point sur les attentes des entrepreneurs vis-à-vis de l’Europe.

Alors que la France va prendre la présidence du Conseil de l’UE au premier janvier 2022, le réseau des Chambres de commerce et d’industrie (CCI) français organise une semaine européenne pour donner la parole aux entrepreneurs. Le but : évoquer les principaux défis et enjeux pour les entreprises françaises dans le cadre européen et « dessiner les contours d’une Europe concrète et visible pour les entrepreneurs ».

Cette semaine intervient après la publication, vendredi dernier (30 avril) d’une étude réalisée par Opinion Way auprès de plus de 600 dirigeants d’entreprise français. Premier constat : la majorité des entrepreneurs (68 %) ont une opinion positive de l’Union européenne. Un an après le début de la crise sanitaire, les chefs d’entreprise se disent pour une grande partie conscients de la contribution de l’UE aux aides d’urgence (71 %) et au développement économique en France (68 %).

Néanmoins, de nombreux entrepreneurs s’accordent aussi sur le fait que l’Union pourrait mieux faire, selon l’étude. Ainsi, 50 % des interrogés estiment que l’UE doit encore être consolidée. Une consolidation qui pourrait notamment passer par une réponse efficace aux principaux défis auxquels les entrepreneurs se trouvent aujourd’hui confrontés : le Brexit, la concurrence internationale et les transitions énergétique et numérique, mais aussi la relance économique et le développement économique local.

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C’est sur ce dernier point notamment que l’Europe ne semble pas assez visible : si la contribution de l’UE au niveau de la France est bien reconnue par les entrepreneurs, seulement 45 % de ces derniers croient que l’Europe contribue aussi au développement de leur propre région, selon l’étude.

« Il y a un vrai besoin de davantage territorialiser les fonds européens », déclarait ainsi l’eurodéputée Laurence Farreng (Renew Europe) lors d’une table ronde organisée par le CCI Nouvelle-Aquitaine ce mardi (4 mai). Il serait également important d’en simplifier l’accès et d’en déléguer la gestion aux autorités territoriales pour « répondre au besoin de perspectives des entrepreneurs ».

Si les fonds structurels de l’UE pourraient profiter à de nombreuses entreprises, ils ne seraient par ailleurs pas assez connus des dirigeants, explique aussi Pierre Goguet, président de CCI France, à EURACTIV. Au « besoin de simplification » des dossiers s’ajouterait donc une nécessité de communication de la part de l’UE : « là où les fonds sont présents, il faut le faire savoir », soutient M. Goguet.

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Quant aux attentes vis-à-vis de l’Europe, il y aurait en outre une « forte demande en termes d’harmonisation fiscale et sociale » parmi les entrepreneurs français, selon le président de CCI France.

Autre sujet brûlant : la taxe carbone aux frontières de l’Union. « Tant que nos entreprises européennes seront concurrencées par des entreprises de l’extérieur de l’UE qui ne sont pas soumises aux mêmes règles que nous, on a un vrai problème », affirme Pierre Goguet – un dossier sur lequel il serait donc urgent d’avancer.

Tout comme sur la concurrence internationale tout court : alors que l’UE subirait les règles extraterritorialisées des grandes puissances mondiales comme les Etats-Unis ou la Chine, « sera-t-elle capable d’éviter que nos entreprises soient pénalisées par ces pays ? », s’interroge le président de CCI France.

Enfin, les chefs d’entreprise souhaiteraient que « l’Europe apporte plus de facilité pour la mobilité et l’emploi des jeunes » et « pousse les filières d’avenir » comme celle de l’hydrogène, selon M. Goguet.

Autant de thématiques sur lesquelles les chefs d’entreprise français espèrent donc des avancées sous la présidence française de l’UE, les six premiers mois de l’an prochain. En attendant, ces défis se retrouvent au menu de la quinzaine de tables rondes organisées par les CCI au cours de cette semaine et encore jusqu’au 9 mai – la Journée de l’Europe.

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