George Soros prédit l’échec de Trump, « l’apprenti dictateur »

George Soros [European Commission]

Le milliardaire George Soros a dressé un portrait critique de Donald Trump le 19 janvier lors du Forum économique mondial de Davos, qualifiant le président américain d’« apprenti dictateur qui échouera ».

À la veille de l’investiture de Donald Trump à Washington, George Soros a déclaré que Donald Trump « fourbissait ses armes pour une guerre commerciale » qui aura « un impact profond en Europe et ailleurs dans le monde ».

Cet « aspirant dictateur […] ne s’attendait pas à gagner, il était très surpris », a déclaré le financier d’origine hongroise à un public de chefs d’entreprise et de journalistes réunis à Davos pour le Forum économique mondial.

« Je suis personnellement convaincu qu’il va échouer […] parce que les idées qui le guident sont éminemment contradictoires », a déclaré George Soros, tout en ajoutant que les membres du cabinet de Donald Trump se battaient eux-mêmes pour des intérêts distincts.

L’homme d’affaires a prédit pour les États-Unis une perte d’« influence positive dans le monde en faveur d’une société ouverte », ce qui « aura des effets profonds en Europe et dans d’autres parties du monde ».

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George Soros, qui a soutenu la démocrate Hillary Clinton, lors de la campagne, a perdu près d’un milliard de dollars suite à la victoire surprise de Donald Trump, selon des rapports de presse.

Selon le milliardaire, la réaction positive des marchés financiers ne va pas durer longtemps. « L’incertitude est à son comble et l’incertitude est l’ennemie de l’investissement sur le long terme, alors je ne pense pas que les marchés vont si bien se porter que cela », a-t-il assuré.

Jeudi 19 novembre, lors de la clôture des marchés, les indices boursiers américains se sont repliés et le dollar a chuté face à d’autres devises, à la veille de l’investiture de Donald Trump.

En ce qui concerne le Brexit et Theresa May, George Soros déclaré que l’heure de gloire de la Première ministre britannique ne durerait pas longtemps et que le peuple britannique « niait » les conséquences économiques d’une sortie de l’UE. « Il est peu probable que Theresa May reste au pouvoir », a-t-il commenté.

« En ce moment, les Britanniques sont dans le déni. La situation économique actuelle n’est pas aussi mauvaise que prévu, alors ils vivent dans l’espoir, mais à mesure que le livre perd de la valeur, l’inflation deviendra la force motrice, ce qui conduira à un déclin des niveaux de vie.

« Cela risque de prendre un certain temps, mais quand ça arrivera, ils se rendront compte qu’ils gagnent moins qu’avant, car les salaires n’augmenteront pas aussi vite que le coût de la vie. »

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