Les Européens connaissent mal la politique de cohésion

« Ceux qui connaissent cette politique ont tendance à apprécier les mesures de développement de l'UE dans une plus large mesure et, lorsque ces deux conditions sont réunies, ils ont tendance à se sentir plus européens », indique l'étude. [josef.stuefer/Flickr]

Le grand public connait mal l’impact positif de la politique de cohésion. Décideurs politiques et organisations de l’ensemble des régions européennes ne parviennent pas non plus à atteindre les communautés locales.

L’élaboration de stratégies de communication solides à long terme est essentielle à une meilleure compréhension de la politique de cohésion en Europe, souligne l’étude PERCEIVE, réalisée par un consortium d’universités et d’instituts de recherche.

Toutefois, la mise en œuvre de ces stratégies devrait se poursuivre même lorsque les régions atteignent des niveaux de développement plus élevés et que les fonds structurels de l’UE diminuent progressivement, estiment les auteurs de l’étude. Cela permettrait de sensibiliser la population de manière durable.

De la cohésion à l’intégration européenne

La sensibilisation à la politique de cohésion est étroitement liée à l’intégration européenne et à une meilleure compréhension du fonctionnement fondamental de l’UE.

« Ceux qui connaissent cette politique ont tendance à apprécier les mesures de développement de l’UE dans une plus large mesure et, lorsque ces deux conditions sont réunies, ils ont tendance à se sentir plus européens », indique l’étude.

Le montant de l’investissement en communication par habitant influe considérablement la perception de satisfaction à l’égard des actions de la politique de cohésion.

Dans la période de programmation actuelle, le montant lié aux plans opérationnels régionaux permet aux citoyens de percevoir plus facilement ce que l’UE peut leur apporter sur le plan personnel, mais cela n’est souvent pas accompagné d’une appréciation politique, selon l’étude.

De la critique à l’euroscepticisme

Alors que les thèmes relatifs à la cohésion concernent le niveau local, d’autres messages sont mieux diffusés au niveau international, soulignent les chercheurs.

Cette tendance est également liée à la critique et à l’euroscepticisme ambiant. Selon PERCEIVE, les expressions de critiques et de sentiments négatifs sur les médias sociaux attirent davantage l’attention et sont aussi les plus répandues au niveau international.

L’étude a également révélé que l’efficacité des autorités de gestion locales dans l’Union ne correspond pas toujours à la taille d’une région donnée ou à sa visibilité sur les médias sociaux. Des différences ont également été constatées entre les domaines d’intervention des politiques de communication, car dans certains cas, elles étaient gérées au niveau des collectivités locales, tandis que dans d’autres, elles étaient axées sur des régions plus vastes.

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