Sylvie Goulard démissionne du ministère des Armées

Extraordinary ECON meeting on the transfer of the portfolio for Financial Stability, Financial Services and Capital Markets Union with EC Vice-President in charge of Euro and Social Dialogue

La ministre des Armées a souhaité quitter le gouvernement et le président a accepté sa démission. Elle souhaite démontrer sa bonne foi dans l’enquête préliminaire concernant les assistants parlementaires du Modem.

L’eurodéputée Sylvie Goulard, nommée ministre des Armées il y a un mois lors du premier gouvernement d’Edouard Philippe, a claqué la porte mardi matin. Après les élections législatives et la forte majorité obtenue par le mouvement En Marche, le gouvernement devait subir un léger toilettage. Edouard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a ainsi annoncé son départ lundi. Le tout dans un cadre institutionnel questionnable : convoqué à l’Elysée par Emmanuel Macron dont il est proche, l’ex membre du PS s’est vu demander, par le président, de prendre la tête du mouvement La République En Marche à l’Assemblée nationale. Et ce au mépris des institutions de la Vième république. En théorie, les groupes parlementaires élisent leur chef de clan. Et toujours en théorie, les ministres sont choisis ou réfutés par le Premier ministre, et non par un président tout puissant.

La démission de Sylvie Goulard s’expliquerait « par des raisons personnelles » a assuré François Bayrou, chef de file du Modem et ministre de la Justice.

La ministre a assuré vouloir démontrer sa « bonne foi » dans l’enquête préliminaire concernant ses assistants au Parlement européen.

«Le Président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe. Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle», a précisé la ministre dans un communiqué.

«La mission de défense impose une exigence particulière. L’honneur de nos armées, celui des hommes et des femmes qui  y servent, parfois au péril de leur vie, ne sauraient être mêlés à des polémiques auxquelles ils n’ont aucune part» a ajouté l’eurodéputée.

Une façon aussi de prendre ses distances de Marielle de Sarnez, secrétaire d’État aux Affaires européennes, et de François Bayrou, qui eux semblent avoir l’intention de rester au gouvernement, même si des rumeurs font état du départ de Marielle de Sarnez.

« Si Macron est élu, on arrivera à changer l'Europe »

Si Emmanuel Macron remporte l’élection présidentielle, la réforme du marché du travail, la sécurité et la crise des réfugiés seront les dossiers prioritaires au niveau européen.

Le président Macron a « accepté la démission » de Sylvie Goulard et dit « respecter son choix ».

Fort d’une majorité de 351 députés, le mouvement La République En Marche a une majorité absolue à l’Assemblée nationale, sans même les 42 élus du Modem. Certains observateurs parient donc sur le fait que Macron se passe relativement rapidement de leurs services.

L’omniprésence de l’omniprésident fait par ailleurs grincer des dents dans certains ministères, qui s’interrogent sur leur fonction. La rationalité qui consiste à conserver un Premier ministre d’un autre bord, Edouard Philippe, membre des Républicains, échappe aussi à certains militants d’En Marche maintenant que la majorité est acquise à l’Assemblée nationale. « Mais cette situation permet aussi à Macron de garder la main sur le gouvernement car un Premier ministre LREM aurait plus d’autonomie », assure une source proche du gouvernement.

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