L’actu en capitales: La Pologne, ligne de fraction aux européennes

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

VARSOVIE

La Pologne sera « l’un des principaux champs de bataille de l’Europe » lors des prochaines élections européennes, a déclaré Zdzislaw Krasnodebski, eurodéputé polonais du parti ultra-conservateur au pouvoir PiS. Il espère que la nouvelle chambre européenne « reflètera mlement européen, « la coalition européenne » serait première dans les derniers sondages avec 37,5 % des votes alors que le PiS suit de près avec 36,3 %.

LONDRES

Les députés pro-UE bientôt au sein d’un parti : le Groupe indépendant des députés britanniques pro-UE à la Chambre des communes pourrait bientôt devenir un parti politique officiel, a déclaré le porte-parole du groupe, Chuka Umunna. Le groupe est composé de huit députés travaillistes et de trois députés conservateurs, ayant tous fait défection à cause d’inquiétudes liées au Brexit. Le groupe soutient l’adhésion continue du Royaume-Uni à l’UE.

Selon l’ancien travailliste, Chuka Umunna, le groupe est submergé par des messages de soutien et ce genre de parti alternatif dans la politique britannique attire fortement le public. (Samuel Stolton, Euractiv)

MADRID

La majorité des Espagnoles indécises : 60 % des électeurs indécis (soit environ 4 millions) en vue des élections nationales du 28 avril en Espagne sont des femmes, selon les données publiées par le Bureau des statistiques espagnol (CIS). Sous fond de Journée internationale des femmes le 8 mars, les partis politiques espagnols tentent de s’approprier le vote des femmes avec des messages clés centrés sur l’égalité des droits et une société plus égalitaires, rapporte Efeminista. (EuroEFE.EURACTIV.es/EPA)

BERLIN

Weber soutient Macron : le Spitzenkandidat du PPE, Manfred Weber (CSU) soutient les plans de réformes proposes par le président français, Emmanuel Macron, et appelle à un amendement du traité de l’UE, rapporte le journal Die Welt.

« Nous devons prendre des décisions plus rapides dans ces domaines particulièrement importants pour l’Europe, comme la politique étrangère et la sécurité. Je supprimerai par exemple la règle de l’unanimité dans les décisions concernant les affaires étrangères, mais cela nécessiterait une modification des traités européens », a déclaré Manfred Weber, ajoutant que l’UE ne devait pas être dictée par les populistes et nationalistes. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

ROME

Revenu de citoyenneté : À partir d’aujourd’hui, les demandes sont ouvertes pour obtenir le revenu de citoyen universel, une mesure phare du Mouvement 5 étoiles. Ce dispositif consiste en un revenu minimum de 780 euros par mois, un chiffre plus proche d’une allocation chômage que d’un revenu de base réel, puisque les personnes qui gagnent plus de 780 euros n’y auront pas droit et les Italiens qui gagnent moins que cette somme recevront le complément.

PRAGUE

Réaction prudente à la proposition de « renaissance européenne » : Les propositions d’Emmanuel Macron pour réformer l’UE n’ont pas impressionné le Premier ministre tchèque Andrej Babiš, qui les a qualifiées de « totalement déconnectées de la réalité », selon le site d’actualités www.parlamentnilisty.cz.

« J’ai remarqué que quand la France dit ‘plus d’Europe’, ça veut en fait dire plus de France. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche, nous sommes tous égaux en Europe », a-t-il déclaré.

BUCAREST

Nouveaux changements dans le système judiciaire : le gouvernement roumain a adopté un autre décret d’urgence pour modifier le système judiciaire, malgré une opinion défavorable du conseil des magistrats et les critiques de Bruxelles. C’est le quatrième décret d’urgence qui modifie la réforme approuvée par le parlement roumain l’année dernière. Pourtant, les dispositions les plus controversées, comme l’unité spéciale d’enquête sur les magistrats, n’ont pas été supprimées. Le ministre de la Justice, Tudorel Toader, a reproché à la Première ministre, Viorica Dancila, d’adopter la nouvelle loi malgré les avis négatifs.

SOFIA

Moscou veut éviter les nouvelles gaffes avec South Stream : Lors de sa première visite en Bulgarie depuis 2008, le Premier ministre russe, Dimitri Medvedev a réitéré la position du Kremlin sur la participation de la Russie à des projets énergétiques en Bulgarie, affirmant que le gouvernement de Sofia doit d’abord obtenir des garanties fermes de Bruxelles. Le président de Gazprom, Alexei Miller, qui faisait partie de la délégation, a déclaré que la société ne prévoyait pas d’investir dans la poursuite du gazoduc Turkish Stream à travers la Bulgarie.

Rosatom est prêt à construire la deuxième centrale nucléaire bulgare à Béléné, mais le Premier ministre Boyko Borisov insiste sur le fait que le projet doit être commercial, sans participation de l’État et sans garanties de la Bulgarie. Le message de Moscou est clair : en tant que membre de l’UE, la Bulgarie n’est pas souveraine dans de telles décisions et la Russie ne veut pas faire la même gaffe qu’avec South Stream. (Dnevnik.bg)

ZAGREB

Les jeunes envoient des messages contradictoires : Ils font davantage confiance à l’UE qu’à leur propre pays, en particulier lorsqu’il s’agit de protéger des valeurs progressistes telles que la liberté individuelle, les droits de l’homme et l’emploi. Mais en même temps, bien que la plupart des personnes interrogées continuent à soutenir la démocratie en tant que forme de gouvernement, l’idée d’introduire un système autoritaire est de plus en plus populaire. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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