L’actu en capitales: Sefcovic s’affiche progressiste à Bruxelles et conservateur en Slovaquie

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

BRATISLAVA

Šefčovič se révèle : Le vice-président socialiste de la Commission européenne et candidat à la présidence slovaque Maroš Šefčovič a pris une tournure conservatrice cette semaine, a rapporté Euractiv Slovaquie.

Avant le premier tour du scrutin présidentiel prévu le 16 mars et à la lumière des sondages d’opinion – il serait en deuxième position derrière la candidate libérale Zuzana Čaputová – Šefčovič a adopté une rhétorique de type PPE.

« Il est très important pour la Slovaquie de conserver la souveraineté en matière d’éthique culturelle et de politique familiale […]Pour moi, cela signifie soutenir la famille traditionnelle », a-t-il déclaré après une rencontre avec des représentants des Églises chrétiennes en Slovaquie.

Diplomate de carrière, il s’est récemment retiré de la course pour devenir le Spitzenkandidat des socialistes aux élections européennes. À Bratislava, il s’est également opposé à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels.

Ce n’est pas la première fois qu’un commissaire adopte une rhétorique différente dans son pays d’origine de celle adoptée à Bruxelles. Le commissaire grec Dimitris Avramopoulos avait ainsi approuvé le soutien de la Commission européenne à l’accord sur le changement de nom de la Macédoine du Nord à Bruxelles, alors qu’il s’y était opposé dans les médias nationaux grecs.

De même, le commissaire hongrois Tibor Navracsics a déclaré qu’il avait voté « non » lors du référendum d’octobre 2016 contre les quotas de migration proposés par la Commission pour l’ensemble de l’UE, alors qu’il ne s’était pas opposé à cette proposition au niveau du collège. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie/ Sarantis Michalopoulos, Euractiv)

LONDRES

Le parti travailliste sous le coup d’une enquête : Le Parti travailliste pourrait faire l’objet d’une enquête formelle sur des allégations d’antisémitisme, après que la commission britannique pour l’égalité et les droits de l’Homme (CEDH) a déclaré que le parti pourrait avoir fait preuve de discrimination à l’égard du peuple juif. « Après avoir reçu un certain nombre de plaintes concernant l’antisémitisme au sein du parti travailliste, nous pensons que les travaillistes ont peut-être illégalement discriminé des personnes en raison de leur appartenance ethnique et de leurs croyances religieuses », a déclaré un porte-parole de la CEDH.

Le parti travailliste s’est toutefois fermement opposé à ces accusations, affirmant qu’il rejetait « complètement toute suggestion selon laquelle le parti aurait agi illégalement et qu’il coopérerait pleinement avec la commission des droits de l’Homme » dans son enquête. (Samuel Stolton, Euractiv)

MADRID

Un catalan écroué: L’Alliance libre européenne (ALE), qui représente les forces régionalistes européennes, a élu Oriol Junqueras comme Spitzenkandidat pour les élections européennes de mai prochain.

Ancien vice-président de la Catalogne, il a été député européen de 2009 à 2011. Il est actuellement en prison en raison de son implication dans l’appel unilatéral à l’indépendance de la Catalogne. Le politicien catalan dirigera également son parti politique, Esquerra Republicana de Catalunya, lors des élections législatives espagnoles prévues en avril.

BERLIN

Coalition verte et noire : Le scénario d’une éventuelle coalition entre les verts et le centre-droit CDU (PPE) semble loin d’être une réalité. S’adressant au Rheinische Post, Robert Habeck, co-président des verts, a critiqué le changement de politique en matière de réfugiés et de climat de la nouvelle patronne de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, par rapport à sa prédécesseure Angela Merkel. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

PRAGUE

Europe Together : L’eurodéputé tchèque Jaromír Štětina (PPE) a créé un nouveau mouvement politique appelé « Europe Together » pour les élections européennes. Selon lui, les forces anti-UE mettent l’UE en danger à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Son nouveau mouvement cherche à protéger l’unité européenne et l’une de ses principales priorités est également d’arrêter le conflit en Ukraine.

SOFIA

Une riche famille en état d’arrestation : Vetko et Marinela Arabadjievi, propriétaires de l’hôtel Marinela à Sofia, où ont été logés de nombreux invités de la présidence bulgare, ont été arrêtés en Espagne à la demande des autorités bulgares, a annoncé jeudi la presse. Ils sont inculpés de participation à un groupe du crime organisé, d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent. (Georgi Gotev, Euractiv)

ZAGREB

Tournant inattendu sur le GNL : Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a déclaré que Budapest s’intéressait au projet de terminal GNL sur l’île croate de Krk et au flux bidirectionnel de gaz à l’interconnexion entre la Croatie et la Hongrie.

Jusqu’à présent, la Hongrie n’a manifesté aucun intérêt pour le GNL. Ce changement pourrait résulter de la visite du secrétaire d’État américain Mike Pompeo et de la décision du parti au pouvoir, le HDZ (PPE), de ne pas voter pour l’expulsion du parti hongrois Fidesz du PPE. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BUCAREST

Ce qui s’est réellement passé avec l’alliance pro-UE : Le Bureau électoral roumain a rejeté l’enregistrement d’Alliance 2020, un groupe pro-UE formé par le parti Save Romania Union (USR) et PLUS, le parti de l’ancien commissaire européen, Dacian Ciolos.

Alors que les dirigeants des deux partis ont immédiatement accusé la coalition au pouvoir de manœuvres obscures pour bloquer les candidats de l’alliance, le Bureau a déclaré que les deux présidents n’avaient pas le droit de représenter le parti.

Dan Barna a été élu président de l’USR en octobre 2017 et Dacian Ciolos dirige PLUS depuis février 2019, mais le tribunal de Bucarest n’a pas rendu de verdicts définitifs sur ces questions et, par conséquent, les anciens chefs de parti sont toujours légalement autorisés à représenter les parties.

Les représentants de l’Alliance ont déclaré qu’ils allaient contester la décision devant la Haute Cour. (Bogdan Neagu, Euractiv Roumanie)

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