Ukraine : le dialogue avec Moscou se fera avec la participation de l’UE, disent Washington et Bruxelles

Les chefs des diplomaties américaine Antony Blinken et européenne Josep Borrell ont convenu, mercredi 22 décembre, que « toute discussion sur la sécurité européenne » avec la Russie « se fera en coordination et avec la participation de l'Union européenne », selon un communiqué de Bruxelles.

Les chefs des diplomaties américaine Antony Blinken et européenne Josep Borrell ont convenu, mercredi 22 décembre, que « toute discussion sur la sécurité européenne » avec la Russie « se fera en coordination et avec la participation de l’Union européenne », selon un communiqué de Bruxelles.

Les deux hommes, lors d’une conversation téléphonique, « ont également souligné l’importance d’utiliser les voies diplomatiques et les forums internationaux et régionaux pertinents, tels que l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ndlr), pour relever ces défis », selon ce texte publié par les services du Haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell.

Le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov a annoncé que les premières discussions Russie-Etats-Unis et Russie-Otan sur les garanties de sécurité réclamées par Moscou sur fond de crise autour de l’Ukraine étaient attendues pour janvier.

MM. Blinken et Borrell ont « souligné la nécessité d’une action coordonnée pour soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et réaffirmé que toute nouvelle agression militaire russe contre l’Ukraine aurait de lourdes conséquences » pour la Russie, selon un communiqué du porte-parole du secrétaire d’Etat américain, Ned Price.

La secrétaire d’Etat américaine adjointe chargée de l’Europe, Karen Donfried, qui avait dit mardi s’attendre à ce que le dialogue commence en janvier, avait déjà assuré qu’il n’y aurait « pas de discussion sur la sécurité européenne sans les Européens ». « Nous avons clairement dit que nous ferions ça avec l’Alliance à 30 », avait-elle ajouté au sujet de l’Otan, alors que le président russe Vladimir Poutine semblait privilégier un face-à-face avec les Etats-Unis.

Elle avait aussi prévenu Moscou que certaines de ses exigences étaient « inacceptables ».

La Russie a présenté la semaine passée deux projets de traités, l’un destiné aux Etats-Unis et l’autre à l’Otan, résumant ses exigences en vue d’une désescalade.

Ces textes interdisent l’élargissement de l’Alliance, à l’Ukraine en particulier, et limitent la coopération militaire occidentale en Europe de l’Est et dans les pays issus de l’ex-URSS, sans imposer de mesures similaires à la Russie.

Josep Borrell avait indiqué plus tôt mercredi la volonté de l’UE de coopérer « avec les États-Unis et l’Otan pour veiller à ce que ses intérêts soient représentés dans toute discussion éventuelle avec la Russie sur la sécurité européenne ». « Aujourd’hui, la sécurité de l’Europe est menacée », avait-il estimé.

Les Occidentaux accusent la Russie de velléités agressives, celle-ci ayant massé des dizaines de milliers de soldats à sa frontière avec l’Ukraine, dont elle a déjà annexé une partie du territoire.

Les chefs des diplomaties américaine et européenne ont par ailleurs exprimé « une inquiétude partagée à propos de la pression politique et la coercition économique exercées par la Chine contre la Lituanie, qui ont des répercussions sur des entreprises américaines et européennes », selon le communiqué de Washington, soulignant la « solidarité » des Etats-Unis et de l’UE avec la Lituanie.

La Lituanie accuse la Chine de bloquer ses exportations pour protester contre l’ouverture en juillet d’une représentation diplomatique de Taïwan à Vilnius.

Pékin rechigne à toute utilisation officielle du mot Taïwan, de peur que cela ne contribue à donner une légitimité internationale à l’île, que la Chine considère comme faisant partie de son territoire.

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