Un député grec s’en prend à Libération et aux correspondants étrangers

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ATHÈNES

Mpampis Papadimitriou, ancien journaliste et député nouvellement élu du parti conservateur Nouvelle démocratie en Grèce (affilié PPE), a fait l’objet de critiques après s’en être pris à des correspondants étrangers à Athènes, en particulier au quotidien français Libération.

Dans un article publié après les élections grecques du dimanche 7 juillet, Libération parle de l’élection du nouveau Premier ministre Kyriakos Mitsotakis comme d’une « résurrection des dynasties politiques qui ont gouverné le pays à tour de rôle depuis plus d’un demi-siècle ». Commentant l’article, Mpampis Papadimitriou a déclaré que Libération n’était pas un journal important et s’en est pris aux correspondants étrangers à Athènes.

« Les correspondants de nombreux journaux européens ont parlé d’une Grèce qui n’existe pas […] Malheureusement, certains journalistes léchaient les bottes de Syriza dans les bureaux du parti enfumés au haschisch et écrivaient par la suite tout ce que leur dictaient leurs cerveaux embrumés de shit. »

Libération a répondu en disant que l’attaque et les accusations étaient ridicules et a même accusé Mpampis Papadimitriou de diffuser de fausses nouvelles en disant que le journal appartient à une branche des Rothschild, ce qui en réalité n’est plus le cas depuis 2014.

Stelios Kouloglou, député européen de Syriza, a déclaré : « Malheureusement, cette attaque contre des correspondants étrangers n’est pas un incident isolé. Par un décret, Kyriakos Mitsotakis a placé sous son contrôle personnel la chaine publique ainsi que l’Agence nationale de presse. »

« La censure, le contrôle personnel des médias et les attaques contre les journalistes sont des pratiques contraires aux valeurs démocratiques de l’UE. La Grèce se dirige vers un régime à la manière d’Orban », craint Stelios Kouloglou. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

LONDRES

Von der Leyen et le Brexit. Ursula von der Leyen, présidente désignée de la Commission, a déclaré aux députés européens qu’elle espérait que les projets du Royaume-Uni de se retirer de l’Union européenne ne se réaliseraient jamais. (Samuel Stolton, Euractiv.com).

BRUXELLES

Petit à petit. Le Parti socialiste et Green Ecolo ont invité les libéraux francophones (MR) en Wallonie pour des pourparlers sur la formation d’un gouvernement régional, ce qui pourrait avoir des répercussions sur le reste du pays et éventuellement sortir la formation du gouvernement fédéral de l’impasse. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com).

PARIS

La France veut plafonner la PAC. La politique agricole commune (PAC) post-2020 devrait aider les agriculteurs dont le revenu annuel est inférieur à 100 000 euros, a déclaré la secrétaire d’État française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin.

« Nous voulons plafonner les subventions agricoles. Au-delà de 100 000 euros par an, nous considérons qu’un agriculteur a un revenu suffisant, et n’a plus besoin de la solidarité de la PAC », a-t-elle déclaré à Europe 1.

Ce plafond pourrait permettre de rediriger les fonds de la PAC vers les agriculteurs qui sont en transition dans leurs pratiques agricoles. « Les agriculteurs doivent être soutenus (…) s’il leur est demandé de changer leurs pratiques agricoles, d’utiliser moins de pesticides ou de diversifier leur production pour résister aux variations climatiques », a-t-elle ajouté.

En tant que premier bénéficiaire de l’argent de la PAC, la France se bat pour maintenir le budget de la politique commune ainsi que son orientation verte. « Nous voudrions que 40 % du budget de la PAC soit un budget de transformation, par rapport à l’environnement », a-t-elle déclaré. (Euractiv France)

MADRID

Impasse politique. Deux semaines avant la nomination par le parlement du nouveau Premier ministre Pedro Sánchez, les socialistes (PSOE) et le parti de gauche Podemos n’ont pas encore pu parvenir à un accord gouvernemental, augmentant ainsi les possibilités de nouvelles élections, selon El Pais.

Podemos fait pression pour une coalition de gauche avec les socialistes et accuse les socialistes d’essayer d’imposer un gouvernement à parti unique. D’un autre côté, les socialistes disent que Podemos ne se soucie que des postes ministériels.

BERLIN

Effondrement de la coalition ? « Les 16 membres du SPD ont clairement fait savoir qu’ils ne pouvaient pas accepter cette nomination », a déclaré l’eurodéputée socialiste allemande Katarina Barley sur une radio allemande après que les socialistes européens ont rencontré la future présidente de la Commission Ursula von der Leyen, à Bruxelles.

Poste vacant. Depuis sa défaite serrée contre Annegret Kramp-Karrenbauer dans la course pour la présidence du parti CDU, Friedrich Merz a été présenté comme un successeur potentiel au poste ministériel d’Ursula von der Leyen. L’ancien ministre allemand de la Défense, Volker Rühe, a suggéré que Merz aurait la possibilité d’obtenir le poste si celui-ci devenait vacant. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

ROME

L’argent de Poutine. Le site Web BuzzFeed a publié un enregistrement dans lequel trois Italiens affiliés à la Lega et trois Russes prétendument proches du Kremlin négocient le transfert d’environ 65 millions de dollars d’une compagnie pétrolière russe vers le parti de Matteo Salvini. La rencontre remonte au voyage de Matteo Salvini à Moscou en octobre dernier, où il avait dit « se sentir chez lui » en Russie. « Je n’ai jamais pris un rouble, un euro, un dollar ou un litre de vodka à un Russe », a répondu le vice-premier ministre italien. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

VARSOVIE

Szydlo écartée. Beata Szydlo, ancienne Première ministre polonaise et actuellement eurodéputée au sein du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), a été rejetée lors du scrutin secret pour la présidence de la commission emploi et affaires sociales du Parlement européen. Pour Ryszard Legutko, un autre eurodéputé CRE, les socialistes européens se sont tout simplement vengés de ce qui s’est passé au Conseil, où la Pologne s’est opposée à la candidature de Frans Timmermans. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

La Présidente s’inquiète de la situation des droits de l’homme en Chine. La présidente nouvellement élue Zuzana Čaputová a début sa politique étrangère par une prise de position forte à l’égard de la Chine. Elle a rencontré mercredi à Bratislava le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et a exprimé sa préoccupation face à la situation des droits de l’Homme dans le pays.

« Conformément à la position commune de l’UE, j’ai exprimé mes préoccupations et mes craintes face à la détérioration de la situation des droits de l’homme en Chine et à la détention d’avocats et de défenseurs des droits de l’Homme, ainsi que de minorités ethniques et religieuses », a écrit Zuzana Čaputová sur les réseaux sociaux. (Lucia Yar, Euractiv Slovaquie)

PRAGUE

« Allègement de la dette ». Tous les députés présents dans la Chambre basse tchèque ont approuvé à l’unanimité, mercredi, une proposition qui permettra aux personnes de plus de dix-huit ans, qui se sont endettées en raison de leurs parents, d’être plus facilement libérées de cette dette.

Un régime préférentiel semblable d’allégement de la dette est déjà en place pour les seniors et les personnes handicapées. (Aktuálně.cz, partenaire d’Euractiv)

LJUBLJANA

Pas encore de candidat au poste de commissaire. Le Premier ministre slovène Marjan Šarec (LMŠ-RE) a déclaré que son gouvernement se prononcerait ce mois-ci sur la candidature du commissaire slovène, mais rien n’a encore été décidé. Les rumeurs suggèrent que Tanja Fajon, eurodéputée socialiste (S&D), est une candidate très probable. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

SARAJEVO

La Bosnie-Herzégovine n’extradera pas les Turcs. La présidence de Bosnie-Herzégovine a déclaré qu’elle n’avait pas le pouvoir d’influencer la justice concernant l’extradition de huit citoyens turcs. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé leur extradition car, selon Ankara, ils appartiennent au mouvement Gülen. M. Erdogan a également laissé entendre que les relations bilatérales pourraient être affectées par cette question. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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