La publication d’une étude commandée par le gouvernement sur les raisons du rejet du traité de Lisbonne par la majorité des citoyens irlandais marque l’ouverture d’un processus de consultation national sur l’avenir des relations entre l’Irlande et l’UE. C’est ce que le gouvernement a annoncé hier 10 septembre à Dublin.
Les résultats initiaux de l’enquête – menée par l’institut de sondage Millward Brown IMS – sont déjà connus, mais ils seront publiés plus tard dans la journée. Ils confirment des informations déjà révélées en début de semaine par EURACTIV (EURACTIV 09/09/08) selon lesquelles une série de compromis destinés à convaincre les Irlandais de retourner aux urnes devraient sans doute inclure une clause de non-participation à la défense tout en conservant le système actuel d’un commissaire par pays.
En effet, selon The Irish Times, l’étude révèle que les craintes, particulièrement de la part des femmes, de voir les jeunes Irlandais enrôlés dans une armée de l’UE figuraient dans la liste des principales justifications pour le vote négatif. Parmi celles-ci, on compte également la perte du droit automatique à avoir un commissaire pour représenter l’Irlande.
Une source diplomatique a indiqué que si le retrait de la politique de défense est le prix à payer pour le « oui » irlandais au nouveau traité de Lisbonne, alors c’est ce qu’il faut faire. Parallèlement, une source de la Commission s’est dite optimiste quant à la conservation du système actuel : en effet, certains pays commenceraient eux aussi à émettre des doutes quant à la réduction du nombre de commissaires.
Mais répondre aux inquiétudes irlandaises en vue d’un nouveau référendum est plus facile à dire qu’à faire. Des sources ont affirmé qu’un second référendum ne sera organisé que si les sondages indiquent un changement d’attitude en Irlande par rapport à la future intégration européenne du pays.

