Valeri Simeonov, le Bulgare qui fait tache en Europe

Valeri Simeonov, fondateur du Front national pour le salut de la Bulgarie. [AFP]

Alors que Sofia préside le Conseil de l’UE jusqu’en juillet, le numéro 2 du gouvernement poursuit ses outrances. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Depuis que quatre ministres d’extrême droite ont intégré le gouvernement du conservateur Boïko Borissov, en mai 2017, Valeri Simeonov, 63 ans, semblait s’être acheté une conduite.

Mais chassez le naturel, il revient au galop. Vendredi, le vice-Premier ministre a signé un appel incendiaire de son parti, le Front national pour le salut de la Bulgarie.

Il a suffi, pour cela, d’une visite de l’eurodéputée verte allemande Ska Keller, venue soutenir les écologistes bulgares qui ferraillent contre l’extension d’une station de ski au détriment du Parc national de Pirin, dans le sud-ouest du pays.

Fustigeant une « djihadiste verte » qui ferait mieux de s’occuper de son « Allemagne natale », Simeonov a réclamé que l’eurodéputée soit chargée dans un camion et conduite jusqu’à la frontière avec la Turquie.

Cette frontière, c’est une obsession. Pendant les législatives, Simeonov était allé y ériger une barricade. Objectif : empêcher un maximum de Turcs de Bulgarie (9,4 % de la population) de revenir exercer leur droit de vote et protester contre l’entrée de « réfugiés mal éduqués ».

Ce fils de colonel, patron de télé et de journaux sur la côte de la mer Noire, déteste aussi les Roms (4,9 % de la population). Lors d’un débat parlementaire, en 2014, il les traitait de « singes féroces », dont les enfants « jouent avec les porcs » et dont les femmes « ont des instincts de chiennes ».

La Bulgarie ne veut plus de « fausses excuses » contre son adhésion à Schengen

Le Premier ministre bulgare, Boyko Borissov, a profité du début de la présidence bulgare pour critiquer les États membres bloquant l’adhésion de son pays à Schengen.

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