La nomination de von der Leyen provoque une nouvelle crise en Italie

Matteo Salvini [Maurizio Brambatti/EPA/EFE]

Les deux partis au pouvoir en Italie sont entrés en conflit à propos d’ Ursula von der Leyen. Leurs dissensions met en péril les espoirs de Rome d’obtenir un poste haut placé dans le nouvel exécutif.

Les partis au pouvoir italiens, la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Luigi du Maio, devaient tous deux soutenir la nomination d’Ursula von der Leyen lors du vote au Parlement européen. La Ligue a toutefois voté contre elle.

L’Italie a encore le temps de dissoudre son parlement et d’organiser des élections après les vacances d’été, a déclaré Matteo Salvini, au Corriere della Sera, un quotidien italien.

Dans une interview publiée le 18 juillet, ce dernier a souligné que la survie du gouvernement populiste de Rome dépendait du Mouvement 5 étoiles, et de sa volonté de poursuivre leur coopération sur la stratégie d’amélioration de l’autonomie régionale, le budget de l’année prochaine et la réforme du système judiciaire.

Emanuele Bonini, un blogueur qui suit de près les affaires européennes liées à l’Italie, a écrit que la coalition aurait du mal à survivre à la divergence d’opinion sur la présidente de la Commission européenne. « Le vote de la Ligue contre la présidente élue de la Commission européenne est en train de provoquer un séisme politique en Italie. »

Ursula von der Leyen élue de justesse présidente de la Commission européenne

Le Parlement européen a confirmé le 16 juillet la nomination d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne, lui donnant ainsi les rênes de l’exécutif pour cinq ans.

Lors du sommet européen sur les postes clés de l’UE, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte avait officiellement soutenu Ursula von der Leyen, rappelle Emanuele Bonini. Giuseppe Conte a donc pris un engagement politique par rapport aux autres dirigeants européens, « mais la Ligue l’a trahi ».

Le Premier ministre a immédiatement accusé « le manque de respect institutionnel » des eurodéputés du parti de Salvini et reproché à la Ligue d’avoir voté « contre les intérêts nationaux. »

L’Italie risque par ailleurs de subir les conséquences du comportement de la Ligue, en recevant un portefeuille moins important à la Commission européenne.

Le commissaire italien pourrait avoir des difficultés à réussir son audition devant un Parlement hostile, a déclaré Fabio Massimo Castaldo, vice-président du Parlement européen et membre du M5S.

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