L’actu en capitales : les élections européennes annoncent un vent de changement à Berlin

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

BERLIN

Un nouveau gouvernement après les élections européennes ? Le résultat des élections européennes pourrait conduire à un remaniement ministériel, selon plusieurs grands journaux allemands. La ministre de la Justice germano-britannique Katarina Barley, tête de liste du SPD pour les élections européennes, devrait déménager au nouveau Parlement européen, libérant ainsi un poste au sein du gouvernement d’Angela Merkel.

Katarina Barley ne sera peut-être pas la seule à partir après les élections, car la question de savoir si Angela Merkel restera en poste jusqu’à la fin de son mandat se posera à nouveau, selon les médias allemands. Der Tagesspiegel, ajoute que les débats au sein de la CDU sont déjà houleux à propos d’Ursula von der Leyen (défense), de Peter Altmaier (économie) et d’Anja Karliczek (éducation), et à la CSU avec Horst Seehofer (intérieur) et Gerd Müller (développement) qui quitteront aussi peut-être le pouvoir. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

PARIS

Ravagée lundi par un incendie, apparemment accidentel, Notre-Dame de Paris a été défigurée mais ne s’est pas totalement effondrée grâce à l’intervention des pompiers qui sont parvenus à maîtriser les flammes et sauver la structure de l’édifice, qu’Emmanuel Macron a promis de « rebâtir ».

« Le pire a été évité même si la bataille n’est pas encore totalement gagnée », a déclaré le chef de l’État sur le parvis de l’édifice sinistré. Mais « cette cathédrale, nous la rebâtirons », a-t-il promis.

Mardi à l’aurore, le secrétaire d’État à l’Intérieur a annoncé que « péril du feu » était écarté mais qu’il s’agissait à présent de savoir « comment la structure allait résister ».

Une réunion était prévue dès 8h00 ce matin « avec des experts, des architectes du bâtiment de France pour essayer de déterminer si la structure est stable, et si les sapeurs-pompiers peuvent s’engager à l’intérieur pour continuer leur mission », a-t-il précisé, alors que le drame n’a fait qu’un blessé léger, un sapeur-pompier.

Le feu a pris peu avant 19h00 mais il leur aura fallu plusieurs heures pour venir à bout des flammes qui leur ont fait craindre à un moment de voir la structure s’effondrer, selon le lieutenant-colonel Gabriel Plus, leur porte-parole. Malgré tout, le « bilan matériel est dramatique » ajoute-t-il avant de détailler : « l’ensemble de la toiture est sinistrée, l’ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voute s’est effondrée, la flèche n’existe plus ». (Euractiv France avec AFP).

MADRID

Des journalistes demandent à Sánchez de participer au débat électoral à la télévision : La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a soutenu la demande de ses organisations affiliées en Espagne pour que le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez reconsidère son refus de participer aux débats électoraux à la radio et télévision publique (RTVE).

Les élections en Espagne auront lieu le 28 avril. Les sondages prévoient une victoire du PSOE, le parti socialiste de Pedro Sánchez, mais près de 40 % des électeurs sont encore indécis, selon les derniers chiffres publiés par le centre de sondage public CIS. Cependant, les analystes affirment qu’un gouvernement de coalition conservateur, avec le soutien de l’extrême droite Vox, ne peut être exclu. (EuroEFE.EURACTIV.es)

LONDRES

Qui présenter aux élections ?  : Ce serait une « erreur stratégique » pour les travaillistes de présenter des candidats pro-UE aux prochaines élections européennes si le Royaume-Uni y participait, a déclaré un député travailliste.

S’adressant à PoliticsHome, le député Gareth Snell a déclaré que « présenter aux  électeurs d’Angleterre en dehors de Londres et des grandes villes métropolitaines une liste de personnes dont le seul but semble être de se mettre en travers du processus de sortie l’UE, serait erreur stratégique ». (Samuel Stolton, Euractiv.com)

ROME

Gouvernement sous le coup d’une enquête : Le dirigeant de droite de la Ligue, Matteo Salvini, fait à nouveau l’objet d’une enquête pour des accusations présumées d’enlèvement de migrants, qui n’ont pas été autorisés à débarquer du navire de sauvetage de l’ONG Sea-Watch en janvier dernier. Mais cette fois-ci, le Premier ministre Giuseppe Conte, le ministre de l’Infrastructure Danilo Toninelli et l’autre vice-premier ministre, Luigi Di Maio, pourraient également être jugés pour la même raison. « Tant que je serai ministre de l’Intérieur, les ports italiens resteront fermés », a déclaré Matteo Salvini. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

VARSOVIE

Pas d’euro à l’horizon : Robert Biedron, chef de file du parti Wiosna (printemps), la nouvelle force progressiste de la politique polonaise, a déclaré que pour l’instant, le débat sur l’adoption de l’euro en Pologne ne pouvait pas aller plus loin. Selon lui, le parti au pouvoir a suffisamment de pouvoir pour bloquer le débat. Par ailleurs, changer la constitution – ce qui serait nécessaire pour changer la monnaie – n’est pas possible dans les circonstances politiques actuelles. (Euractiv Pologne)

PRAGUE

Réforme ou Czexit : Le Parti des citoyens libres (EFD), qui compte actuellement un député européen au Parlement européen, affirme que l’UE devrait se réduire et se limiter à une zone de libre-échange et de libre circulation. Pour l’EFD, si l’UE ne se réforme pas d’ici 2024, la République tchèque devrait quitter le bloc. (Euractiv République tchèque)

BUCAREST

Un nouveau débat en vain : Le Parlement européen a encore débattu de l’état de droit en Roumanie lundi 15 avril, mais n’a débouché sur aucun résultat concret. Le gouvernement roumain, qui assure actuellement la présidence du Conseil de l’UE, s’est fait remarquer par son absence en séance plénière à Strasbourg. Les eurodéputés des partis au pouvoir ont néanmoins rapidement défendu leurs tentatives de modifier les lois judiciaires. Cependant, la commissaire Vera Jourova a souligné que la Roumanie devait se remettre « sur la bonne voie » en ce qui concerne l’indépendance de la justice. (Euractiv Roumanie)

ATHÈNES

Pas d’élections anticipées : Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré que les élections nationales se tiendraient comme prévu en octobre 2019. Dans une interview accordée à Antenna (ANT1) TV, il a également déclaré qu’il était « habitué à perdre dans les sondages d’opinion, mais à gagner aux urnes », et a ajouté que c’était un choix stratégique qui ne changera pas car il signifie un retour de la Grèce à la normale. (Euractiv Grèce)

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