Inverser le rapport de force avec la Russie

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United Nations Headquarters [United Nations photo/Flickr]

Pour que la Russie se plie au droit international, l’historien Antoine Arjakovsky estime qu’il faut inverser le rapport de force au sein de l’ONU. Une tribune publiée par notre partenaire Ouest-France.

Par Antoine Arjakovsky, historien, directeur de recherche au collège des Bernardins, Auteur de Occident-Russie : comment sortir du conflit ? (Paris, Balland, 2017).

À l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York du 19 au 25 septembre, la prise de conscience d’une nécessaire réforme de l’ONU s’est accrue. Emmanuel Macron a plaidé pour une relance de la diplomatie multilatérale et critiqué l’action du Conseil de sécurité qui cède, selon lui, bien souvent « à la loi du plus fort ».

Le discours du président ukrainien Petro Porochenko a été encore plus clair. « Voler les terres des autres nations, enlever des gens, mener une guerre cachée, abattre un avion civil, répandre des mensonges à l’échelle mondiale… Est-ce le genre de comportement que nous attendons d’un membre permanent du Conseil de sécurité ? La Russie ne contribue pas à la sécurité internationale, elle est sa plus grande menace. La Russie est peut-être le seul pays au monde qui a des conflits, chaud, gelé ou potentiel, avec presque tous ses voisins. »

Le président ukrainien peut s’appuyer sur les résolutions de l’Assemblée générale de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, à Minsk en le 5 juillet 2017, qui condamnent clairement l’attitude de la Russie en Ukraine. « L’Assemblée parlementaire de l’OSCE […] exhorte la Fédération de Russie […] à retirer les forces d’occupation russes de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol, temporairement occupées, et à les renvoyer sous le contrôle du Gouvernement de l’Ukraine ; [elle l’exhorte également de] cesser de commanditer des activités terroristes en Ukraine par l’afflux de combattants, de fonds et d’armes à travers le segment, non contrôlé par le Gouvernement, de la frontière étatique russo-ukrainienne. »

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