Les entreprises européennes se retirent du projet Nord Stream 2

Nord Stream 2

Le gazoduc Nord Stream 2 – qui a reçu le feu vert des autorités allemandes pour reprendre les travaux de construction – voit quelques entreprises se retirer du projet, dont trois rien que ce mois-ci.

Ainsi, le groupe d’assurance Zurich AG a annoncé son retrait du projet et cessera de fournir des services d’assurance pour le gazoduc sous-marin reliant la Russie et l’Allemagne, a fait savoir l’agence de presse Bloomberg samedi (16 janvier).

Auparavant, la société d’ingénierie danoise Ramboll et le certificateur norvégien Det Norske Veritas Holding AS étaient parvenus à des conclusions similaires.

Nord Stream 2 : "Les Américains piétinent la souveraineté européenne"

Nouveau coup dur dans une longue série de controverses. Avec leur budget de la défense pour 2021, les États-Unis resserrent (encore) la vis sur Nord Stream 2. L’ingérence américaine suscite peu de réactions en Europe bien que l’avenir du projet de gazoduc soit une fois de plus plongée dans l’incertitude.

Les entreprises qui continuent à participer au projet craignent de se voir refuser l’accès aux marchés américains en raison des sanctions imposées par les États-Unis aux acteurs impliqués. Bien que l’Allemagne réfute ces arguments, Washington affirme que le pipeline rendrait l’UE trop dépendante de l’énergie russe et mettrait ainsi en péril la sécurité des 27.

Plus généralement, le gazoduc est une question qui divise l’Union européenne.

Alors que les États baltes et la Pologne le considèrent comme une menace, la Russie voit les sanctions comme un subterfuge de l’Oncle Sam dans le but de vendre son propre gaz. L’administration Biden ne devrait pas changer son fusil d’épaule de si tôt.

Les travaux interrompus à l’automne peuvent être repris, a déclaré l’Agence fédérale maritime et hydrographique allemande, étant donné que seuls 160 kilomètres de la conduite de 1 224 kilomètres restent à construire. Cependant, les plaintes des groupes environnementaux concernant la dernière partie, qui traverse une zone de conservation de la nature, pourraient  entraîner des retards, a signalé la Deutsche Welle.

L’ancien responsable grec de la radio FM, Nikos Kotzias, a récemment établi un parallèle entre la réaction des États-Unis à Nord Stream et les discussions en cours sur les sanctions européennes contre Ankara.

Il a déclaré à EURACTIV que dans le cas de la Turquie, une partie du système financier européen, notamment en Suisse et en Norvège, avaient fourni à Ankara une infrastructure logistique.

Au sujet de Nord Stream, les États-Unis ont d’abord sanctionné la société gérant le port de Lübeck en Allemagne, le point d’arrivée du pipeline russe.

« Cette société a trop de ports dans le monde occidental, et toute sanction pour ses actions avec les Russes en Allemagne aura un impact négatif sur son financement global et son fonctionnement dans l’ensemble du monde occidental. C’est pourquoi ils ont arrêté« .

Les États-Unis feront tout pour arrêter le projet Nord Stream 2

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré  à Varsovie que les États-Unis allaient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour stopper le projet de gazoduc Nord Stream 2, qui relie la Russie à l’Allemagne.

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