Sondage : les eurodéputés français n’incarnent pas assez l’Europe [FR]

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50 % des citoyens considèrent que les membres français du Parlement européen font globalement du bon travail, selon un nouveau sondage du CSA. Mais 43 % estiment que leurs représentants à Bruxelles et à Strasbourg ne remplissent pas leurs missions de manière satisfaisante. Reportage d’EURACTIV France. 

 « Les Français ont besoin d’une incarnation européenne parmi leurs représentants », a déclaré le directeur de l’institut CSA, Stéphane Rozès, un institut de sondage, en commentant les résultats de l’étude

M. Rozès est intervenu à l’occasion de la conférence « L’Europe d’après », organisée mardi 3 mars par l’organisation de citoyens Europanova et dont EURACTIV.fr était partenaire. 

Selon les répondants, les aspects les plus importants des fonctions de l’eurodéputé sont un contact de terrain avec les citoyens, dans les circonscriptions (53%), une présence assidue aux sessions plénières à Strasbourg (44%) et de l’expérience, qu’elle soit nationale, européenne ou locale (environ 21%).

L’étude révèle que les catégories portant un regard critique sur l’activité des députés européens sont également, en général, les moins informées ou les moins europhiles : ouvriers (58%), sympathisants d’extrême-gauche (62%), ou personnes ayant voté non au référendum de 2005 (52%).

Il s’agit davantage d’une « position de principe liée à la vision de l’Europe réelle [des citoyens] que de jugements éclairés », estime Stéphane Rozès. 

Selon lui, les résultats du sondage témoigneraient donc d’un « manque d’incarnation de l’Europe à travers ses élus ».
Dans une autre partie du sondage, il était demandé aux citoyens de citer trois qualités essentielles que devrait posséder le président de la Commission européenne. Selon les personnes interrogées, celles-ci sont :

  • une bonne capacité à défendre les intérêts de l’Europe dans le monde (43%);
  • une connaissance solide des institutions et des dossiers européens (41%), et
  • la capacité à défendre prioritairement l’intérêt commun européen (39%).

Ces résultats laissent à penser que la capacité à définir des priorités a plus d’importance pour les Français que l’expérience au niveau européen (18%) ou au niveau national (12%).

Les jeunes de moins de 30 ans sont un peu plus nombreux à placer l’intérêt commun en tête des priorités (42%), alors que les plus de 50 ans placent, dans 46% des cas, la connaissance des institutions et des dossiers européens au sommet de leur classement.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 25 et 26 février 2009 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 962 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération.

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