Unanimité contre les propositions de May à Salzbourg

EPA-EFE/CHRISTIAN BRUNA [EPA-EFE/WILL OLIVER / POOL]

Le président français juge « inacceptable » les propositions britanniques sur la sortie du pays de l’UE. Donald Tusk estime qu’elles « ne fonctionneront pas » et Angela Merkel qu’il y a encore beaucoup de travail. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

À la sortie du sommet informel de Salzbourg (Autriche) jeudi, Emmanuel Macron a estimé que les propositions de Londres « en l’état actuel ne sont pas acceptables » sur le plan économique car elles « ne sont pas respectueuses de l’intégrité du marché unique ». Une fin de non-recevoir qui a lieu à quelques semaines à peine de la fin des négociations sur le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

« Nous sommes aujourd’hui à l’heure de vérité » sur le Brexit et « il faut utiliser les prochaines semaines pour avancer », a déclaré le président français devant la presse, en indiquant attendre de « nouvelles propositions britanniques en octobre ».

Le président français avait insisté au début du sommet de Salzbourg (Autriche) sur l’importance pour les Européens de rester « groupés » et « cohérents » à l’approche de la dernière ligne droite des négociations sur le Brexit.

Encore beaucoup de travail selon Merkel

Il reste beaucoup à faire pour parvenir à un accord et il faudra sans doute patienter jusqu’en novembre pour le finaliser, a déclaré jeudi la chancelière allemande Angela Merkel.

« Il est apparu très clairement aujourd’hui qu’il nous faut réaliser des progrès substantiels d’ici octobre et que nous envisageons de finaliser tout cela en novembre », a-t-elle dit à propos des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

« Nous avons déjà bien avancé en vue d’un accord de sortie (de l’UE)… Il nous reste beaucoup de travail à faire pour définir nos futures relations », a ajouté Angela Merkel.

May appelée à trouver un plan B de toute urgence pour le Brexit

Londres doit « de toute urgence » trouver une alternative à la dernière proposition d’accord de Brexit de Theresa May si le pays veut éviter une sortie chaotique de l’UE, s’inquiètent les députés.

May promet une nouvelle proposition

La Première ministre britannique Theresa May va présenter « sous peu » aux Européens une nouvelle proposition sur la frontière irlandaise, l’un des derniers points d’achoppement des négociations avec l’UE sur le Brexit. « Nous présenterons bientôt nos propres propositions », a déclaré jeudi Theresa May.

La cheffe du gouvernement britannique avait pressé mercredi les Européens de faire évoluer leur position. Avant un dîner des 28 chefs d’Etat et de gouvernement européens, à Salzbourg (Autriche), la Première ministre britannique a estimé que son plan « de Chequers » était la seule proposition crédible pour éviter une frontière dure entre la province britannique d’Irlande du Nord et l’Irlande, qui restera dans l’UE, tout en respectant le vote des Britanniques.

Tusk maintient aussi la pression

Le président du Conseil européen Donald Tusk a estimé également que la proposition de la Première ministre britannique Theresa May sur le cadre de la coopération économique future entre l’UE et le Royaume-Uni après le Brexit « ne fonctionnera pas ».

Mercredi, Donald Tusk avait salué une « évolution positive » du Royaume-Uni dans les négociations du Brexit, mais il a demandé à Londres des propositions « retravaillées » sur la frontière irlandaise et la future relation avec l’UE.

Il prévient que le sommet du 18 octobre sera « un moment de vérité » car c’est à ce moment-là que les partenaires européens décideront de « convoquer ou non un sommet en novembre pour finaliser l’accord », a expliqué le président du Conseil européen lors de sa conférence de presse.

Les chefs d’État et de gouvernement européens ont décidé jeudi de se réunir les 17 et 18 novembre pour un Conseil extraordinaire consacré à la rupture avec la Grande-Bretagne, a-t-on appris sources diplomatiques.

Le Royaume-Uni compte restreindre l’immigration européenne après le Brexit

Londres devrait cesser de donner un accès privilégié à son territoire aux citoyens européens et introduire des lois centrées sur les travailleurs qualifiés.

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