Angela Merkel n’écarte plus la sortie du Royaume-Uni de l’UE

Angela Merkel, Chancelière fédérale allemande avec David Cameron, Premier ministre du Royaume-Uni © Le Conseil de l'Union européenne

Angela Merkel, Chancelière fédérale allemande avec David Cameron, Premier ministre du Royaume-Uni © Le Conseil de l'Union européenne

Les attaques récurrentes du premier ministre britannique contre la libre circulation des personnes pourraient avoir coûté au Royaume-Uni le soutien de la chancelière allemande, qui n’écarte plus une sortie de Londres de l’UE, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel

La chancelière allemande Angela Merkel n’écarte plus l’éventualité d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, la chancelière a estimé que son homologue britannique était en train de s’approcher d’un point de non-retour, à la suite de ses déclarations polémiques sur l’immigration.

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« Pour la première fois (David) Cameron pousse son pays vers un point de non-retour sur la question de son appartenance à l’Union européenne, vers un point à partir duquel » Berlin ne se battra plus pour le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l’UE, selon des sources gouvernementales citées par l’hebdomadaire.  

Principe de libre circulation des personnes

La limitation du nombre de citoyens entrant au Royaume-Uni, que David Cameron souhaite mettre sur la table des négociations avec ses partenaires européens, représente une ligne rouge pour Berlin, qui considère la liberté de circulation des personnes comme un des principes fondamentaux non négociables de l’Union européenne.

Selon Der Spiegel, Angela Merkel aurait averti David Cameron en marge d’un sommet au mois d’octobre de son opposition à cette proposition sur l’immigration.

>>Lire : David Cameron veut limiter le nombre d’immigrants en UE

Les attaques britanniques contre la libre circulation des personnes au sein de l’UE ne sont pas nouvelles. En janvier dernier, le premier ministre avait déjà affirmé que le Royaume-Uni examinait toutes les options visant à plafonner le nombre d’immigrés provenant des États membres de l’Union, lors d’une émission sur la BBC.

>> A lire aussi : David Cameron brandit à nouveau la menace d’une sortie de l’UE

Le premier ministre fait du débat sur l’immigration un enjeu central du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE, alors que le référendum sur la question du maintien du pays au sein de l’UE doit se tenir d’ici la fin 2017, en cas de victoire de sa formation politique aux législatives de 2015.

Querelle budgétaire

La question de l’immigration n’est pas la seule pomme de discorde entre Londres et Bruxelles. Le Royaume-Uni refuse toujours de payer une contribution supplémentaire au budget européen de 2,1 milliards d’euros.

L’ajustement de cette contribution est calculé en fonction du revenu national brut, que le Royaume-Uni déclare à Bruxelles.

« Nous ne payerons pas le 1er décembre et nous ne payerons pas une somme pareille », a assuré David Cameron aux députés britanniques de Westminster, ajoutant que « pour utiliser un euphémisme bien britannique, cet épisode n’a pas amélioré la vision de l’UE qu’ont les Britanniques. ». 

La sortie éventuelle de la Grande-Bretagne de l'Union européenne figure en tête de l'agenda politique après que le premier ministre David Cameron a déclaré que la Grande?Bretagne devait utiliser les bouleversements créés par la crise de la zone euro pour nouer de nouvelles relations avec l’UE.

La Grande-Bretagne a négocié plusieurs désengagements de domaines politiques clés de l'UE depuis son adhésion en 1973. Elle n'est pas membre de la zone euro, n'a pas ratifié le traité de libre circulation de Schengen et ne veut pas respecter un certain nombre de règles européennes de coopération policière et judiciaire.

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