Cameron veut avancer le référendum sur l’UE

David Cameron a déclaré vouloir avancer la date du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE, actuellement prévu pour 2017.

Poussé par les eurosceptiques de son parti et la popularité croissante du parti anti-UE UKIP, David Cameron a promis de renégocier l’engagement du Royaume-Uni au sein de l’UE et d’essayer d’obtenir plus d’indépendance vis-à-vis du bloc européen.

Le premier ministre avait déjà annoncé l’organisation d’un référendum sur l’UE en 2017 en cas de victoire du parti conservateur lors des  élections du 7 mai.

« Je serais heureux de pouvoir avancer la date du référendum. Je voudrais tenir cette promesse de renégociation et de référendum le plus rapidement possible », a-t-il déclaré à la BBC.

 David Cameron est bien décidé à discuter de ses projets de réformes avec la chancelière allemande Angela Merkel lors de sa visite à Londres le mercredi 7 janvier. Parmi ces réformes figure notamment la restriction de l’accès aux aides sociales pour les migrants européens vivant au Royaume-Uni. Selon le premier ministre britannique, cela impliquerait une modification du traité européen, mesure été exclue par Angela Merkel, qui a annoncé que l’on ne toucherait pas à la liberté de circulation des travailleurs au sein de l’Europe.

>> Lire : Cameron promet de nouvelles restrictions contre les immigrés européens

Nigel Farage, figure de proue de UKIP, a pour sa part estimé lors d’un entretien avec Sky News que le référendum avait été « remis aux calendes grecques » et que la tenue des renégociations semblait à présent « très improbable ».

Les élections de mai s’annoncent d’ores et déjà extrêmement disputées. Si les conservateurs au pouvoir suivent de près le parti travailliste dans la plupart des sondages, les analystes estiment en général qu’aucun de ces deux partis n’obtiendra de majorité, ce qui les obligerait à créer une coalition d’au moins deux partis.

Depuis 2010, la coalition gouvernementale est composée des conservateurs de centre-droit et des libéraux-démocrates de centre-gauche. Ce dimanche 4 janvier, un débat sur l’économie et le système de santé a durement opposé David Cameron aux membres du parti travailliste.

«Nos mauvaises habitudes »

Selon les travaillistes, les conservateurs ont emprunté bien plus que prévu et entendent à présent réduire le déficit trop rapidement et trop brutalement que pour que leurs motivations soient purement idéologiques.

Les partisans du premier ministre soulignent que l’économie du pays, qui pèse quelque 2 000 milliards d’euros, est sortie de sa pire crise depuis la Deuxième Guerre mondiale pour arborer rapidement le meilleur taux de croissance parmi les principaux États développés.

« Je crains que si nous faisons marche arrière aujourd’hui, si nous retournons à nos mauvaises habitudes d’emprunts croissants, de dépenses croissantes, de dettes croissantes, nous nous retrouverons à nouveau en bas de la pente et compromettrons réellement la reprise économique » a affirmé le premier ministre.

Il a ajouté que les coupes supplémentaires prévues pour les dépenses publiques étaient « modérées, raisonnables, mesurées », alors que les propositions des travaillistes impliquaient d’emprunter davantage et entraineraient des paiements d’intérêt à hauteur de 17,3 milliards d’euros d’ici les prochaines élections parlementaires.

Chuka Umunna, porte-parole travailliste chargé des affaires a qualifié ces déclarations de « tentatives désespérées de la part d’un premier ministre désespéré ».

Dimanche, le parti travailliste a présenté deux affiches de campagne et un document de 27 pages critiquant la dégradation du NHS, le système de santé national, qualifié de défaillant, sous David Cameron, et mettant les conservateurs en garde contre l’impact de restrictions budgétaires supplémentaires.

« Notre système de santé tel que nous le connaissons ne survivra pas à cinq autres années sous David Cameron », affirme Douglas Alexander, responsable de la campagne électorale travailliste. « C’est du sort du NHS que vous déciderez dans votre bulletin de vote. »

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