Le « chaos » au 10, Downing Street pourrait saper un accord UE-Royaume-Uni

« Le chaos » au sein du gouvernement du Premier ministre britannique pourrait poser un nouvel obstacle à la conclusion d’un accord post-Brexit entre Bruxelles et Londres, a averti Manfred Weber, leader du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen. EPA-EFE/FACUNDO ARRIZABALAGA

« Le chaos » au sein du gouvernement du Premier ministre britannique pourrait poser un nouvel obstacle à la conclusion d’un accord post-Brexit entre Bruxelles et Londres, a averti Manfred Weber, leader du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen.

Vendredi (13 novembre), Manfred Weber, chef du PPE, a déclaré que les bisbilles internes au cabinet Johnson étaient la raison du départ de Dominic Cummings, le conseiller en chef du Premier ministre et artisan de la campagne « Vote Leave » en 2016.

Le sommet européen prévu le 19 novembre a été annoncé comme la date butoir pour la conclusion d’un accord post-Brexit avec les dirigeants du bloc. Reste à voir si l’échéance sera respectée. M. Weber prêche la prudence.

« Nous pouvons également considérer que les derniers évènements ont laissé place à une situation assez chaotique, où nous n’avons aucune idée de ce qu’est réellement la limite de la Grande-Bretagne », a déclaré le chef du PPE à la BBC.

« Ne nous dites donc pas que nous devrions être prêts au compromis », a-t-il ajouté.

Accord inédit ou échec cuisant : le sprint final pour le Brexit

L’Union européenne et le Royaume-Uni entament dimanche à Bruxelles la dernière ligne droite de leur négociation commerciale post-Brexit, toujours déterminés à ne rien céder malgré le risque d’échec et le temps limité.

Le député européen et membre du groupe de pilotage du Parlement sur le Brexit, Philippe Lamberts (Verts/ALE), a soutenu que le départ de M. Cummings était « probablement un signe que M. Johnson a commencé son demi-tour et acceptera, finalement, les conditions de l’UE ».

Dominic Cummings est perçu comme le cerveau derrière les actions de Boris Johnson, lui ayant permis de finaliser la sortie du Royaume-Uni en janvier à la suite d’élections anticipées en décembre. Toutefois, sa crédibilité a été sévèrement entravée après ne pas avoir respecté les règles de confinement en mai – une infraction à l’issue de laquelle il a refusé de s’excuser ou de démissionner.

Plus tôt dans la semaine, le chef de l’équipe de communication de Boris Johnson, Lee Cain, a également démissionné après de vives dissensions internes sur sa possible nomination en tant que chef du cabinet.

La confusion générale parmi les conseillers de Boris Johnson a soulevé des soupçons selon lesquels ce dernier pourrait demander une prolongation de la période transitoire post-Brexit, qui se termine le 31 décembre. Néanmoins, cette option a été balayée d’un revers de la main par un porte-parole du 10, Downing Street.

« La position du gouvernement dans le cadre des négociations sur l’accord commercial futur reste inchangée », a-t-il renchéri, admettant tout de même que « le temps presse ».

Michel Barnier a quitté Londres vendredi (13 novembre) et devrait reprendre les pourparlers avec son homologue britannique David Frost à Bruxelles ce lundi 16 novembre. Si aucun texte n’est approuvé par les dirigeants de l’UE lors du sommet ce 19 novembre, les chances qu’un accord soit ratifié avant la fin de l’année deviendront extrêmement maigres.

Sans entente entre les deux parties, celles-ci s’en référeront aux conditions prévues par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) – ce qui pourrait signifier des droits de douane de part et d’autre de la Manche.

Brexit: les négociations reprennent, Johnson essuie un revers à la chambre des Lords

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a essuyé lundi soir (9 novembre) un revers à la Chambre haute du Parlement face à sa volonté de pouvoir s’affranchir de certains aspects de l’accord de Brexit, au début d’une nouvelle semaine cruciale de négociations avec Bruxelles sur leurs futures relations commerciales.

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