David Cameron stigmatise une Europe qui « ne fonctionne pas »

David Cameron en visite à l'usine the McLaren. [Department for Business, Innovation and Skills/Flickr]

Lors d’un entretien avec BuzzFeed, David Cameron a admis que les négociations avec l’UE seraient difficiles, mais réaffirme sa position : il n’est pas question de rester dans le statu quo.

L’UE « ne fonctionne pas correctement » et trop de gens « se contentent de continuer comme ça », a déclaré le premier ministre britannique, David Cameron le 16 mars.

« L’Europe ne fonctionne pas correctement. Le fait que la Grande-Bretagne, qui n’est pas dans la zone euro, a créé plus d’emplois que l’ensemble des 27 autres États ces cinq dernières années le prouve », a assuré David Cameron. « Plutôt que d’enfouir ça sous le tapis, nous devrions décider de changer les choses. »

Dans le même entretien, le Premier ministre a abordé la question de l’immigration et répété son souhait de limiter l’accès aux aides sociales des nouveaux migrants. Il n’a cependant pas fait de commentaire sur l’UE à ce sujet.

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Le conservateur a déclaré que Londres souhaitait que l’engagement des États à œuvrer pour une Union toujours plus intégrée soit enlevé des parties du traité de Lisbonne qui s’appliquent au Royaume-Uni. Le pays tente également d’obtenir des assurances en ce qui concerne le marché unique.

« Bien sûr, si les pays de la zone euro veulent plus d’intégration, très bien, pourquoi pas. Nous n’adopterons pas l’euro. Nous devons obtenir des garanties quant au fonctionnement du marché unique et nous ne nous laisserons pas dominer par les pays de la zone euro et les règles qu’ils dictent. »

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?Mission impossible ?

Malgré l’avertissement de Donald Tusk, le président du Conseil, qui a prévenu que le projet de renégociation de David Cameron relevait de la « mission impossible », le Premier ministre estime que ces négociations seront couronnées de succès.

Il a admis que l’Europe pousserait sans doute « un grand soupir de soulagement » si le travailliste Ed Miliband était élu le 7 mai à sa place, mais a ajouté que ce n’était pas son travail d’essayer de prendre le chemin le plus facile.

S’il remporte les élections, David Cameron a promis de renégocier les conditions d’adhésion de la Grande-Bretagne à l’UE avant un référendum sur l’appartenance du pays à l’Union. Le parti travailliste n’a pour sa part promis d’organiser un référendum que dans le cas d’un transfert de compétence significatif de Londres à Bruxelles.

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Dans une interview pour ITV le 18 mars, David Cameron a déclaré qu’il n’y avait que peu de chances que le référendum se déroule cette année.

Le 17 mars, Nigel Farage, le chef de file de UKIP, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, a déclaré que son parti accepterait de se joindre aux conservateurs pour former un gouvernement si, comme çe sera sans doute le cas, les élections ne sont pas décisives. La condition de Farage ? Que le référendum ait lieu avant la fin 2015.

« Au plus tôt la renégociation a lieu, au mieux ce sera, mais, franchement, il sera difficile de faire [le référendum] avant la fin de 2015 avec des élections au mois de mai », a répondu David Cameron.

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Le 7 mai, le résultat des élections législatives britanniques offrira une indication intéressant sur la volonté des Britanniques : rester dans l'UE ou la quitter, après quarante ans de relations difficiles.

La montée d'euroscepticisme au Royaume-Uni a fait de l'adhésion à l'Union européenne l'un des sujets brûlants des élections.

En cas de victoire de son candidat, le part conservateur, au pouvoir, a promis l'organisation d'un référendum sur la question d'ici fin 2017, plaçant l'avenir de l'Europe au centre du débat politique.

Le Premier ministre David Cameron a déclaré qu'il ferait campagne en faveur de l'adhésion du Royaume-Uni dans l'UE, mais seulement s'il parvient à négocier des réformes avec l'UE, affirmant que « l'intérêt national de la Grande-Bretagne est mieux servi dans une Union européenne souple, ouverte et adaptable ». 

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