Michel Barnier face à David Davis et Theresa May à Londres

En décembre, David Davis aurait admis que le gouvernement n’avait pas évalué l’impact potentiel du Brexit, qui pourrait être encore plus catastrophique que la crise financière de 2008. [EPA-EFE/ANDY RAIN]

Le ministre britannique en charge du Brexit accueille Michel Barnier, négociateur en chef pour l’UE, à Londres, avant la reprise des négociations, la semaine prochaine.

Michel Barnier, qui dirige l’équipe de négociateurs européens sur le Brexit, rencontre David Davis, ministre britannique eu Brexit, à Londres, ce 5 février. Les négociations sur la sortie du pays de l’UE et leurs relations futures reprendront quant à elles le 6 février.

Dans un tweet daté du 2 février, David Davis a indiqué être « impatient d’accueillir Michel Barnier à Londres lundi. C’est une étape importante de notre collaboration pour construire un nouveau partenariat entre le Royaume-Uni et l’UE ».

Le négociateur européen rencontrera également la Première ministre, Theresa May, lors d’un déjeuner de travail avec le ministre au Brexit à Downing Street.

En décembre, les chefs d’État et de gouvernement européens ont donné leur feu vert à l’ouverture d’un nouveau chapitre des négociations. Ce nouveau cycle sera entamé à Bruxelles du 6 au 9 février.

David Davis a déclaré espérer obtenir un accord sur une période de transition avant le sommet européen du 22 mars. La position de négociation du gouvernement May a cependant été vertement critiquée par les élus pro-Brexit. Le Royaume-Uni pourrait en effet se retrouver soumis aux règles européennes, alors qu’il aura perdu le droit de les influencer, ce qui le réduirait à l’état d’un pays « vassal », selon eux.

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« En ce qui concerne les négociations, la Première ministre garde l’esprit ouvert », ont répliqué les porte-parole de Downing Street.

Liam Fox, ministre au Commerce international, a pour sa part insisté sur le fait que le pays ne ferait plus partie d’aucune union douanière après le Brexit.

Le Conseil européen publiera en mars ses lignes directrices pour la future relation commerciale entre le bloc et le Royaume-Uni.

Pour David Davis, l’instauration d’une période de transition entre la sortie annoncée de l’UE (mars 2019) et sa sortie effective est la seule solution qui permettrait à Londres de négocier des accords commerciaux avec des pays tiers à temps.

À ce jour, le Royaume-Uni a cependant fait peu de progrès à cet égard, alors que le gouvernement compte reconduire tous les accords commerciaux existants dans le cadre de l’UE.

Il se pourrait donc que Londres demande une extension du processus d’application de l’article 50, plutôt qu’une période de transition de deux ans. « C’est plus probable que l’on pourrait le croire, à cause de la difficulté que représente la reproduction des plus de 750 accords internationaux existants entre l’UE et des pays tiers », selon une source diplomatique.

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